Moez M’rabet : « la journée du Dimanche 25 mars 2012, restera une journée noire dans l’histoire du théâtre tunisien »
M. Moez M’rabet, professeur d’art dramatique et président de l’Association des ressortissants des instituts d’art dramatique a déclaré, lundi, sur les ondes de Radio Express Fm, que « la journée du Dimanche 25 mars 2012, restera une journée noire dans l’Histoire du théâtre tunisien ».
M. M’rabet, qui était interviewé par Wassim Ben Larbi dans le cadre de l’émission matinale Expresso, a ajouté que la manifestation «le peuple veut du théâtre », organisée dans le cadre de la journée mondiale du théâtre dans le but d’égayer l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis et d’y créer la joie, le temps d’une journée, s’est transformée, tout simplement, en véritable cauchemar traumatisant par l’effet du sabotage et des agressions arbitraires perpétrées par des groupes salafistes extrémistes contre les hommes de théâtre.
Il a stigmatisé la violence verbale et physique de ces groupes et relevé, tout particulièrement, leur haine vis-à-vis de l’autre et leur propension criarde au meurtre, déplorant l’absence de la police aux environs du Théâtre municipal, sa complaisance avec les agresseurs et surtout la décision du ministère de l’intérieur d’avoir autorisé des associations de différends bords et convictions à manifester le même jour sur la même avenue, et seulement à une vingtaine de mètres de distance l’une de l’autre.
Il a fait observer que la manifestation « le peuple veut du théâtre » n’a pas atteint ses objectifs » et a été lamentablement sabotée, s’étonnant de la politique des deux poids et deux mesures du ministère de l’intérieur qui a traîné du pied pendant plus d’un mois avant de leur accorder l’autorisation de manifester alors que les salafistes ont eu la leur, en moins de 72 heures.
