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Ali Koôli : Il est de mise que le gouvernement s’adresse au peuple avec beaucoup plus de transparence et de franchise

Écrit par sur juin 5, 2021

Le ministre de l’Economie, des finances et de l’appui à l’investissement a déclaré, lors de sa participation à la Conférence économique et sociale organisée par le Mouvement Ennahdha à l’occasion de la célébration de son 40ème anniversaire, ce samedi 5 juin 2021, que les difficultés économiques actuelles remontent à la fin de l’année 2010. 

Selon Ali Koôli, il est insoutenable de prétendre que la crise économique est l’une des répercussions de la révolution de 2011.

Il a expliqué qu’il y avait eu pas mal de tentatives de réformes, même s’elles étaient pour la plupart vouées à l’échec, et ce, pour diverses raisons.

D’après ses dires, il est de mise que le gouvernement s’adresse au peuple avec beaucoup plus de transparence et d’honnêteté. Le gouvernement ne l’a pas toujours fait. En revanche, il faut être à l’écoute des experts, et dialoguer avec les partis politiques et les organisations nationales pour mieux appréhender la situation tout au long de cette conjoncture économique et sociale imposant la prise de décisions et de mesures drastiques et ‘’douloureuses’’. 

L’expérience démocratique tunisienne est, selon le ministre de l’économie, un rêve qu’incarne la Tunisie aux yeux des autres peuples arabes. A cet effet, il ne faut pas invoquer la crise économique pour taxer cette expérience d’échec.

“Il va de soi que le gouvernement a commis des erreurs et a, en quelque sorte,  échoué à gérer la crise actuelle. Ça ne serait plus le cas à l’avenir”, a avoué Ali Koôli. 

Concernant la crise des finances publiques, il a signalé que l’Etat est à court de moyens pour rembourser ses dettes et boucler son budget. Un budget estimé à 58 milliards de dinars contre 18 milliards de dinars en 2010. Cette inflation s’explique, entre autres, par la situation déficitaire  des entreprises publiques, qui peinent à améliorer leurs ressources à cause de la défaillance incessante de l’Etat.

Il a souligné que, l’apport de ces entreprises ne dépasse pas un milliard de dinars. D’où l’importance de leur restructuration à travers une réforme radicale assurant à l’Etat des ressources supplémentaires, a-t-il suggéré.