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Anis Ben Abdallah: Même si le FMI approuve le programme du gouvernement tunisien, il ne le financera pas pour autant

Écrit par sur avril 27, 2021

L’expert comptable, Anis Ben Abdallah a déclaré aujourd’hui, 27 avril 2021, lors de son intervention dans le programme EcoMag, qu’il n’y a pas de programme de réformes économiques adopté par le gouvernement actuel, indiquant qu’il y a un retard accusé même au niveau de dans la publication de certaines lois et décisions.

Il a ajouté que la situation des entreprises publiques se détériore de jour en jour et le volume des investissements ainsi que le taux de croissance étaient également sur le point de baisser, soulignant ainsi que cette situation existait déjà avant la pandémie de Coronavirus.

Anis Ben Abdallah a ajouté que le récent rapport du FMI soulevait la question conflictuelle politique et engageait la société civile et la force sociale à entreprendre des réformes, notant que les deux plus gros problèmes qui se posent sont la taille de la masse salariale et les entreprises publiques.

Et de déclarer que le FMI a mis l’accent sur la nécessité de stabiliser l’économie et de mettre un terme à la détérioration de la situation économique ainsi que le déficit budgétaire, en plus de parvenir à une croissance soutenue. Le FMI a également appelé à améliorer le climat des affaires et à se concentrer sur la réduction des subventions énergétiques.

Anis Ben Abdallah a ajouté que le Fonds monétaire international avait prévu de reprendre le dialogue avec la Tunisie après avoir présenté le programme des réformes. Il a également expliqué que même dans le cas où il y aurait l’approbation du programme des réformes, le FMI ne s’engage pas à fournir un financement, mais uniquement une assistance technique ainsi qu’une formation.

L’invité d’Ecomag a indiqué que le problème dont souffre aujourd’hui le pays, est l’absence de courage d’entreprendre des réformes, ajoutant que le climat politique et social sont ce qui entrave le plus ces réformes. L’expert comptable a déclaré, par ailleurs, qu’il y avait une escalade dans la rhétorique de la part du Fonds monétaire international, soulignant que la Tunisie ne devrait pas adopter une politique de fuite en avant.

Anis Ben Abdallah a appelé à la nécessité d’arrêter l’hémorragie de l’endettement public. Il a également indiqué que le refus du FMI de financer l’Etat tunisien, entraînera le refus d’autres parties internationales de le financer ou encore de le financer à un prix très élevé.

Nadya Bchir