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Bassem Trifi : Le ministère de l’intérieur a tendance à se déresponsabiliser

Écrit par sur juin 10, 2021

Le vice président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme Bassem Trifi a indiqué lors de son passage dans l’émission Club express, ce jeudi 10 juin 2021 que le ministère de l’intérieur a tendance à se déresponsabiliser en essayant de justifier les agissements de ses agents et ses préposés, pour la plupart du temps, impunis.

La mort suspecte d’un jeune issu de la région Sidi Hassine-Essijoumi a soulevé une vague d’indignation et de colère, a rappelé le vice président de la LTDH, en avançant que les forces de la police ont agressé ce jeune lors de son arrestation. Ce jeune, quoi qu’il soit atteint d’une crise épileptique, n’a pas été secouru par ses agresseurs, ce qui a conduit à sa mort.

Au micro de Walid Ben Rhouma dans son émission Club express, Bassem Trifi a indiqué :”Le ministère de l’intérieur n’a jamais assumé les conséquences des agissements de ses agents. Il est clair que le ministère de l’intérieur incite à l’impunité!”

Sur un autre plan, il a affirmé que la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, montrant un mineur dénudé et agressé par des policiers, ne prête pas à confusion du fait que l’agression était claire.

Face à ces dépassements, la LTDH appelle à ouvrir une enquête “sérieuse et honnête” concernant ces actes de violence flagrante, a-t-il déclaré.

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Notons que ces agressions ont été largement dénoncées par  la présidence du Parlement, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, l’Association des jeunes avocats,  et le Forum tunisien des droits économiques et sociaux ..

Il a enfin rappelé que le gouvernement de Méchichi est le premier responsable de l’ampleur grandissante du phénomène de l’impunité et de la violence policière  ou encore ces nouvelles voies suivies par le gouvernement pour faire taire les protestations..

Pour sa part, l’avocat Tarak Haraketi, a confirmé ce soir ces propos lors de son intervention dans l’émission 19-21, en ajoutant que cette infraction commise par les forces de l’ordre nuit  beaucoup à la réputation de la Tunisie et à celle du parquet en indiquant que la sonnette d’alarme a été déjà tirée et il faut s’opposer avec véhémence à ces agissements.