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Douja Gharbi : La Tunisie bouillonne de compétences et il est temps de procéder à une adéquation entre les textes juridiques et le contexte

Écrit par sur juin 17, 2021

La fondatrice de Red Start, Douja Gharbi a déclaré jeudi 17 juin 2021, lors de sa présence dans l’émission Club express que la Tunisie bouillonne de compétences dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies.

Elle a affirmé qu’en dépit de l’existence des start-up, des idées innovatrices, et d’un fort potentiel chez les jeunes, le cadre législatif et réglementaire est encore caduc et archaïque.

“On vit dans une Tunisie à double vitesse. D’une part, on y trouve des incubateurs, des nouveaux fonds, des start-ups. Bref, tout un écosystème qui veut décoller. D’autre part,  on est face à un arsenal juridique de règles dépassées par le temps et par les circonstances, et une bureaucratie handicapante et asphyxiante. En résultat, un blocage total ».

« Ainsi, la cadence de l’avancement en matière de digitalisation et d’innovation est assez lente, et ce malgré les efforts déployés par le gouvernement ces derniers temps, notamment avec les contraintes imposées par la situation pandémique”, a-t-elle indiqué.

Il est vrai que de nombreuses lois ont été adoptées pour débloquer cette situation et instaurer une certaine adéquation entre le texte et le contexte en permanente évolution. Par ailleurs, ces lois demeurent lettre morte à défaut d’une mise en œuvre concrète à travers les textes d’application. Certes, l’Etat déploie beaucoup d’efforts pour procéder à la digitalisation. Or, ce processus demeure lent.

L’invité de Club express a fait remarquer dans ce contexte, que cela dépend en premier lieu de l’existence d’une volonté politique claire et sérieuse, qui vise à moderniser les méthodologies suivies et les normes juridiques qui s’opposent aux exigences du rythme de l’évolution technologique dans le monde. 

Et d’ajouter : “La situation est assez compliquée vu la faille existante entre un écosystème foisonnant et une volonté politique presque indifférente. De surcroît, il parait que le maillon manquant dans ce processus de digitalisation et de promotion des activités des entreprises opérant dans le domaine de l’IT, est en quelque sorte lié à l’absence d’une communication permettant de vulgariser et de simplifier les technicités de ce secteur”.

Selon ses dires, la communication est la clé de voûte pour s’en sortir. Il faut que tout le monde soit effectivement impliqué dans un dialogue national. Un débat qui réunit les autorités, les acteurs économiques, et les structures d’appui pour  accélérer le processus de digitalisation et aider les compétences et les entreprises tunisiennes à se positionner dans le marché des nouvelles technologies.