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Ahmed Idriss : Il n’y aura pas de nouvelle République et les principes de la Constitution de 2014 seront repris par la nouvelle Constitution

todaymai 11, 2022

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Invité du plateau de l’émission Hdith Esse3a, le directeur de l’Ecole politique de Tunis, Ahmed Idriss, a déclaré ce mercredi 11 mai 2022, que le nouveau contrat social sera l’objet principal du référendum du 25 juillet 2022.  Ce nouveau contrat social ne doit pas être l’expression d’une seule volonté ou couleur et doit faire l’objet d’un large consensus sociétal et politique.

L’accent a été mis sur le flou qui entoure l’organisation de ce référendum et le texte juridique qui va le régir, ainsi que les thèmes qui seront abordés et les questions qui seront posées aux tunisiens.

Idriss a souligné que tous les indicateurs montrent que la réponse la plus probable aux questions du référendum sera positive. Si la réponse est négative, on doit logiquement revenir à la Constitution de 2014. Ce qui sera le signe d’un échec cuisant du président Saied qui doit, dans ce cas, démissionner et des élections anticipées doivent être par conséquent organisées.

“Pour réussir le référendum, certaines conditions doivent être réunies. Tout d’abord, il faut créer un climat propice et favorable à la révision de la Constitution. Ensuite, au moins la moitié des électeurs doivent participer au référendum. Enfin, il faut assurer la neutralité de l’administration pour garantir la transparence du référendum et la non-ingérence de l’autorité en vue d’influencer l’attitude des participants”, développe-t-il.

Idriss a réitéré que nous vivons dans un flou total et que la participativité exclut le flou et l’ambiguïté du texte.

Face à cette situation, le président de la République doit faire preuve de pragmatisme et accepter les solutions médianes pour ne pas pérenniser la crise. 

Et d’ajouter : “Quand on anéantit tous les acquis, on ne peut plus les reconstruire”.

L’invité de Walid Ben Rhouma a souligné que la situation actuelle est très délicate et exige que tout le monde s’asseye à la table de dialogue.

Dans cette optique de participativité, il faut que tout le monde soit impliqué dans le dialogue national et que toutes les propositions soient prises en considération dans le cadre des questions qui seront posées aux tunisiens lors du référendum.

Pour Ahmed Idriss, le président Saied ne respecte pas les principes juridiques et tente d’orienter les résultats du référendum pour qu’ils soient conformes à son projet politique.

Et de poursuivre : “Le président Saied a déclaré que la nouvelle République requiert une nouvelle Constitution, et je ne pense pas que les nouveaux principes qui seront consacrés par la nouvelle Constitution seront différents de ceux déjà existants dans l’ancien texte. Ainsi, il n’y aura pas de nouvelle République. L’adjectif “nouveau” semble douteux à mon avis”.

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Écrit par: Islam Sassi


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