A la une

Faouzi Charfi : Le président Kais Saied doit se réveiller, quitter l’obscurité de son palais, et s’ouvrir au peuple tunisien!

today18 novembre 2021

Arrière-plan
share close

Le secrétaire général du parti Al Massar, Faouzi Charfi,  a dit, ce jeudi 18 novembre 2021, que le président de la République, Kais Saied, doit se réveiller, quitter l’obscurité de son palais et s’ouvrir à son peuple et aux organisations nationales pour trouver un consensus et une solution collective loin des querelles et des conflits.

Au micro de Walid Ben Rhouma, il a mis l’accent sur la nécessité d’organiser un dialogue inclusif rassemblant toutes les parties sociales et les organisations nationales en vue d’instaurer un climat politique sain.

La Tunisie  a pris un virage dangereux 

Lors de son passage dans l’émission Hdith Esse3a, Faouzi Charfi a indiqué que le pays a pris un virage dangereux qui peut nous conduire vers l’abysse, ajoutant qu’il est illogique de publier la loi de finances complémentaire au JORT, sans engager un débat ou consulter le Conseil national de la fiscalité, qualifiant ainsi cette démarche de “risquée et présageant une autocratie et un unilatéralisme au niveau de la prise de décision”.

Et d’ajouter : “Adressez-vous au peuple et fixez la durée de l’état d’exception afin d’organiser des élections anticipées”.

Selon lui, plusieurs indices montrent que la démocratie est en danger, dont notamment le phénomène de la violence et les restrictions de circulation. L’Etat doit, par conséquent veiller à garantir les droits fondamentaux des citoyens et garantir également la solidarité entre les membres de la société.” C’est l’Etat qui élabore les orientations sociales et garantit la justice sociale entre les différentes catégories de la société”, a-t-il affirmé.

L’invité du programme Hdith Esse3a a aussi appelé à revoir le système électoral à travers les sondages, soulignant que le sauvetage de la République exige une certaine maturité politique afin d’éviter le discours de sécession et de fragmentation de l’Etat et de la cohésion sociale, adopté soit par le président Saied ou par les partis politiques.

Un gouvernement muet et ne parle pas!

Charfi a déclaré que le gouvernement de Bouden est muet et que la cheffe  du gouvernement doit exercer pleinement ses prérogatives et préserver la valeur de ce poste. 

Il a considéré que le président Saied ne peut pas, à travers ce gouvernement, gérer la crise environnementale à Sfax.

“Le président de la République assume une responsabilité historique suite  à la centralisation des pouvoirs dans sa main. Il doit s’ouvrir sur la classe politique et les organisations nationales, en formant une équipe capable de mener le pays à bon port”, a-t-il avancé, réitérant qu’il n’y a pas question de se taire ou de ne pas critiquer et dénoncer les dépassements commis par les autorités.

Al Massar est le plus ancien parti en Tunisie.

L’invité de Walid Ben Rhouma a affirmé que son parti Al Massar est le plus ancien parti en Tunisie et qu’il assume la responsabilité de l’élection de l’ascension de Kais Saied au pouvoir, ajoutant que “si les partis de gauche avaient présenté un seul candidat, ils auraient pu vaincre Kais Saied dans les élections de 2019”.

Il a fait remarquer, dans ce sens, que les partis politiques rencontrent des difficultés se rapportant à l’adhésion des activistes, signalant que les politiciens doivent faire une mise au point pour instaurer un climat politique sain.

L’audition de Samir Bettaieb a duré plus de 10 heures.

Faouzi Charfi a révélé que le conflit politique entre l’ancien ministre Samir Bettaieb et le parti Al Massar a conduit Bettaieb à présenter sa démission en 2018.

Au sujet de la suspicion de corruption dont il fait objet, Charfi a expliqué que cette affaire se rapporte à des procédures administratives et que la durée de l’audition, dépassant les 10 heures, est intrigante, et fait penser à une logique de revanche et de règlement de comptes politiques à travers la justice.

Et de poursuivre qu’il n’y a aucun fondement pour le maintenir en garde à vue et qu’ il serait préférable de poursuivre les auditions et les enquêtes, en l’interdisant de voyager par exemple sans qu’il ne soit maintenu en état d’arrestation.

Écrit par: Islam Sassi


Article précédent

A la une

Marouan Abbassi : La réglementation des changes a épargné à la Tunisie le scénario libanais

Le vice-président de l’Institut arabes des chefs d’entreprises, Walid Belhadj Omar, a rappelé que la réglementation des changes doit être un moteur de l’économie et au service des entreprises et non pas un obstacle devant leur prospérité. Il a suggéré, à cet égard, une révision de cette réglementation pour qu’elle soit plus flexible et avantageuses aux entreprises tunisiennes, particulièrement les entreprises totalement exportatrices, qu’elles appartiennent à des investisseurs tunisiens ou étrangers. […]

today18 novembre 2021

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%