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Belhadj : La BM poursuit son soutien à la Tunisie et la feuille de route économique annoncée par le gouvernement est importante

today24/06/2022

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Farid Belhadj, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, a fait savoir que la Banque mondiale (BM) poursuit son soutien à la Tunisie et aux efforts déployés par les autorités pour développer l’économie nationale et attirer les investissements.

Belhadj a ajouté, lors de sa présence dans l’émission Expresso dans le cadre de la couverture médiatique de la 20e édition du Forum de l’investissement en Tunisie (TIF 2022), que la BM oeuvre à soutenir le secteur privé dans la région MENA d’une manière générale et plus particulièrement en Tunisie.

Il a mis l’accent sur le rôle économique de l’Etat dans les pays arabes qu’il estime assez lourd et puissant. Selon lui, l’Etat doit se contenter d’encadrer et d’encourager les initiatives privées.

Il reste que le rôle de l’Etat demeure prépondérant dans les secteurs vitaux comme la sécurité, la santé et l’enseignement.

L’invité de l’émission Expresso a soulevé la forte employabilité du secteur privé qui doit être encouragé pour créer et prospérer à travers une nouvelle approche du rôle respectif de l’Etat et du secteur privé.

Le vice-président de la BM pour la région MENA a estimé que le gouvernement tunisien a déployé de grands efforts pour mettre en place un programme de réformes saluant la feuille de route économique annoncée par le gouvernement de Najla Bouden.

“La région arabe se penche à chaque fois sur la rédaction de nouveaux textes dès qu’elle confronte une crise économique. Ce qui a conduit à l’entassement de lois inopportunes et sans effets, des lois qui n’ont fait que compliquer les procédures et décourager l’investisseur étranger”, regrette-t-il.

Dans le même registre, il a considéré qu’il ne faut pas que l’avenir du pays soit tributaire de la conclusion d’un accord avec le FMI. La Tunisie doit mettre en place une démarche claire pour engager des réformes socio-économiques afin d’améliorer la situation du pays et non pas pour répondre aux exigences du FMI ou les autres bailleurs de fonds internationaux.

“Les réformes sont là, et la voie pour ces réformes est claire. Il est temps de passer à l’action pour faire bouger la roue économique”, a-t-il affirmé.

Et de rappeler : “La Tunisie a réalisé, au début des années 90 une croissance économique et a pu rembourser toutes ses dettes au FMI, à travers un programme de réforme tuniso-tunisien. J’ai consulté le programme de réformes proposé par le gouvernement actuel et il me semble qu’il pourrait réussir, réaliser le taux de croissance escompté et rembourser le FMI”.

Belhadj a critiqué le nombre énorme de fonctionnaires publics en Tunisie, soulignant que ce qui s’est passé au cours de la dernière décennie révèle la grande indifférence de l’autorité quant au volet économique.

Et de poursuivre que le gouvernement est conscient de la sensibilité de cette période, assurant que le soutien de la BM et des partenaires de la Tunisie se poursuit et saluant la forte coordination et le niveau de communication entre les ministres du gouvernement de Bouden.
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Écrit par: Islam Sassi


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