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Hatem Mliki : La loi de finances…une loi insensée pour les tunisiens, une loi ridicule aux yeux des étrangers

todaynovembre 1, 2021

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L’ancien député, Hatem Mliki, s’est exprimé aujourd’hui, lundi 1er novembre 2021, lors de sa présence dans l’émission Hdith Esse3a sur la loi de finances complémentaires 2021 et la loi de finances 202, considérant que le document fuité relatif à la loi de finance de 2022 a été publié pour détourner l’attention des citoyens du problème principal, à savoir le bouclage du budget de 2021, indiquant qu’il mieux oublier ce document et se focaliser sur la loi de finances complémentaire 2021, puisqu’on ne peut parler de la loi de finances 2022 avant de boucler le budget de 2021.

“ça serait plus rassurant si la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, annonce les grandes orientations économiques de la prochaine période, ainsi que les mesures qui seront adoptées dans la loi de finances”, a-t-il dit.

Dans le même contexte, il a affirmé que nous n’avons pas les moyens pour combler le déficit budgétaire et que la loi de finances 2022 sera adoptée sans discussions ou débats au sein du Parlement. A l’intérieur, ça sera une loi creuse, et à l’extérieur, ça serait une loi ridicule aux yeux des investisseurs et ne sera pas de nature à inciter à l’investissement.

Et d’ajouter que l’infrastructure incitant à l’investissement a régressé avec le rétrecissement du budget d’investissement, sans oublier les opérations de chantage ciblant les hommes d’affaires pendant les campagnes électorales. Ce qui a importuné les hommes d’affaires, dont certains ont quitté le pays, et a ouvert par conséquent la voie pour l’expansion de l’économie parallèle. 

“On ne peut pas responsabiliser la cheffe du gouvernement, Najla Boude, tant qu’elle ne sait pas jusqu’à quand son gouvernement sera au pouvoir et ne sait même pas quel est son programme!”, a-t-il souligné, ajoutant que toutes les solutions de sortie de crise en Tunisie sont épuisées, et que cette crise s’aggravera davantage pendant les 3 prochains mois.

L’invité de l’émission Hdith Esse3a a fait savoir que deux voies sont actuellement envisageables: soit l’endettement, soit la politique de rigueur. Il a dit, dans ce sens, qu’il n’est pas pour la politique de rigueur dans la mesure où la situation sociale du peuple tunisien ne supporte pas de telle politique, et que la Tunisie ne peut que recourir à l’endettement et à entamer des négociations avec les bailleurs de fonds internationaux afin de mettre en place un programme de réforme clair.

En effet, la politique de rigueur peut contraindre les gens à chercher un deuxième emploi, elle sera de nature à amplifier la criminalité et l’économie parallèle, ainsi que tous les autres moyens de gain illégaux.

“Nous sommes conscients que de nombreuses entreprises publiques, et particulièrement les caisses sociales, sont en difficulté. Sauf qu’aucune mesure n’a été prise pour amortir leur crise, contrairement à la STEG et à Tunisair”, a avancé Hatem Mliki.

Au sujet de l’initiative de l’UGTT, il a indiqué que cette initiative pourrait faire sortir le pays du fond du gouffre, tout en poursuivant la guerre contre la corruption et l’instauration d’institutions élues, et en soutenant le gouvernement de Najla Bouden pour qu’il puisse entamer les négociations avec les bailleurs de fonds internationaux.

Et de poursuivre qu’il est important de renforcer les prérogatives du gouvernement et de l’habiliter à négocier au nom de l’Etat tunisien. Sinon, il appartient au président Saied de le faire tant qu’il centralise tous les pouvoirs.

“Si j’étais à la place de Saied, j’aurais permis au ministre des affaires sociales d’entrer en négociation avec la centrale syndicale et la centrale patronale pour trouver un consensus et prendre les mesures nécessaires au profit des entreprises. J’aurais annulé le décret n°117 pour restituer les pouvoirs à la présidence du gouvernement”, a-t-il noté.

 

Écrit par: Islam Sassi


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