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Jawher Ben Mbarek : Nous devons organiser des élections anticipées en concomitance avec la tenue du dialogue national

today19 novembre 2021

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Au micro de Walid Ben Rhouma, l’activiste politique et membre de la commission exécutive de l’initiative “Des citoyens contre le coup d’Etat”,  Jawher Ben Mbarek, a déclaré ce vendredi 19 novembre 2021, que le président de la République, Kais Saied, et l’administration des dix dernières années, ont conduit le pays à un virage dangereux, et que les tunisiens sont en droit de trancher ce conflit et mettre fin à ces frictions politiques par la tenue du scrutin.

Lors de sa présence dans l’émission Hdith Esse3a, Ben Mbarek a ajouté que le recours au peuple tunisien est indispensable en organisation des élections législatives et présidentielles 

Nous avons besoins d’un nouveau gouvernement et d’élections anticipées

Ben Mbarek a souligné qu’il faut veiller sur la transparence et l’honnêteté de l’opération électorale à travers un système électoral et une loi garantissant la transparence de cette opération, appelant à publier la loi électorale révisée et approuvée par le Parlement, sans qu’elle ne soit ratifiée par le président Saied ou publiée au JORT.

L’activiste politique Jawher Ben Mbarek a estimé qu’il convient de former un nouveau gouvernement   pour remplacer le gouvernement illégitime de Najla Bouden. Un gouvernement qui ne respecte par les conditions constitutionnelles pour qu’il soit reconnu par la société internationale.

D’ailleurs, la crise des finances publiques s’explique, entre autres, par le refus des institutions internationales de négocier et de conclure des accords avec un gouvernement illégitime, citant  dans ce sens le Congrès américain et le G7.

De même, le FMI a précisé que les négociations avec le gouvernement de Najla Bouden  ne sont pas officielles puisqu’il s’agit d’un gouvernement dépourvu de prérogatives, des prérogatives monopolisées par le président de la République, Kais Saied. 

Ben Mbarek a souligné que le président Saied a estimé que certains pays comme l’Arabie Saoudite vont l’aider. Sauf que ces derniers l’ont déçu.

Les tunisiens n’ont pas joui d’un climat démocratique et d’un cadre de vie prospère

L’invité de l’émission Hdith Esse3a a dit que les tunisiens n’ont pas joui d’une démocratie leur offrant un cadre de vie serein et prospère à travers le développement économique, et la  protection de la liberté d’expression, soulignant que le dialogue se déroulera en concomitance avec les élections puisqu’il peut durer des mois. Encore faut-il noter que le président ne peut pas faire partie  du dialogue dans la mesure où il est à l’origine de cette crise.

Abir Moussi alimente la polarisation..

“Nous pouvons briser la polarisation qui a détruit la politique”, a ajouté Ben Mbarek,, accusant Abir Moussi d’être à l’origine de la polarisation de la scène politique. En plus, selon les radicalistes, l’éradication de l’un des éléments de la crise pourrait résoudre le problème et que le président Saied croit que l’exclusion des Frères permettra à la Tunisie de surmonter toutes ses crises.

Et d’ajouter : “Nous n’avons pas de commun répubulicain en Tunisie. Nous avons évité ce combat jusqu’à ce que nous nous trouvions, aujourd’hui, contraints d’y faire face. Nous ne pouvons trancher ce conflit qu’à travers l’instauration d’un commun républicain et le choix de la partie la plus compétente par la voie électorale.

Ce qui se passe aujourd’hui, n’est qu’une reprise des erreurs d’hier!

L’activiste politique, Jawher Ben Mbarek a fait savoir que l’initiative “Des citoyens contre le coup d’Etat’’ ne s’est pas alliée avec le Mouvement Ennahdha, et qu’ils partagent les mêmes valeurs démocratiques.

“Ce qui se passe aujourd’hui nous rappelle la campagne menée par l’ancien président déchu Ben Ali contre les islamistes. La gauche a considéré à l’époque qu’ils ont vaincu les islamistes. Sauf que le président Ben Ali a éradiqué tout le monde et a accaparé  tous les leviers du pouvoir.

Écrit par: Islam Sassi


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