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Leila Haddad : La dictature ne sera pas de retour en Tunisie et le gouvernement doit être formé le plus rapidement possible.

today8 octobre 2021

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Au micro de Wassim Belarbi, Leila Haddad, dirigeante du mouvement Echaâb, a affirmé que les politiciens ne sont pas à l’écoute des attentes et des besoins du peuple et que la crise financière actuelle est sans précédent en raison du surendettement et le niveau de croissance négatif, appelant à former le gouvernement le plus rapidement possible pour trouver des solutions à l’impasse financière et lancer un dialogue national sur les réformes politiques et l’organisation des élections anticipées.

Lors de sa présence dans l’émission Expresso du vendredi 8 octobre 2021, Haddad a souligné que les civils ne doivent pas comparaître devant les  tribunaux militaires, et que cela nous renvoie à une époque révolue où les procès militaires étaient une sorte de revanche politique. 

Elle a ajouté que la Tunisie ne sera pas sous les fâcheux auspices d’une nouvelle dictature et que le virage qu’avait pris le pays est bénéfique, 10 ans après une série d’attentes fictives et formelles. 

Les notations souveraines, d’après ses dires, ne sont pas neutres et sont influencées par une vision politique et financière, d’autant plus que ces agences de notation sont dirigées par un système mondial marqué par un déséquilibre de forces.

Sur un autre plan, elle a indiqué que les statistiques montrent que les arrestations des jeunes et des manifestants ont baissé depuis le 25 juillet. Il semble ainsi, selon elle, que les craintes d’un recul des libertés en Tunisie sont infondées et illogiques.

L’invitée du programme Expresso a appelé le président Saied à délimiter la durée d’application des mesures exceptionnelles et d’impliquer dans une approche participative les organisations nationales dans l’élaboration d’une loi électorale et des réformes urgentes, excluant à cet effet, les partis qui ne soutiennent pas le processus transitionnel du 25 juillet, à l’instar du Mouvement Ennahdha.

“Nous avons besoin de passer d’une démocratie formelle à une démocratie réelle. L’impunité est aussi un grand problème en Tunisie”, a également ajouté Leila Haddad, signalant que les corrompus dont notamment des députés et des hauts responsables sont impliqués dans des dossiers de contrebande. Un constat,”scandaleux”, en ses termes.

Et d’ajouter que tous les gouvernements successifs ont été impliqués dans ces scandales de mauvaise gouvernance financière et de mauvaise gestion des dons reçus par la Tunisie. 

Écrit par: Islam


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