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Moez Labidi : La crise de la dette se creuse à mesure que l’Etat s’endette sans engager des réformes économiques

todayavril 22, 2022

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Le professeur en sciences économiques et expert financier, Moez Abidi, a déclaré ce vendredi 22 avril 2022, que l’endettement n’est pas un problème dans l’absolu. Ce qui importe, c’est la raison de cet endettement surtout si les crédits seront affectés pour combler un déficit ou rembourser des dettes antérieures.

Lors de sa présence dans l’émission Expresso, Moez Labidi a affirmé que plusieurs Etats traversent des crises financières aiguës à cause du surendettement, à l’instar de l’Egypte qui  affronte une crise sans précédent malgré les réformes qui ont été engagées au niveau des subventions et de la rationalisation des dépenses de l’Etat sous l’égide du régime dictatorial du président égyptien Al Sissi.

Ces réformes ne peuvent pas être engagées dans un contexte démocratique ou de transition démocratique. Selon lui, la transparence de l’économie égyptienne est dialectique, surtout avec la dissimilation de plusieurs données par le gouvernement.

Et d’ajouter que l’Egypte a obtenu de nombreux financements étrangers. Ce qui a fait augmenter ses dettes souveraines à un niveau record et alarmant.

La crise de la dette se creuse à mesure que l’Etat s’endette sans qu’il n’engage des réformes

L’invité de l’émission Expresso a  fait savoir que le taux d’intérêt pourrait dépasser les 22% (en dollar) et 31% (en euro) si la Tunisie décide de sortir sur les marchés financiers extérieurs. Ces taux sont abusifs et excessifs par rapport à d’autres pays comme l’Egypte, notant que le taux d’intérêt pour le Sri Lanka a atteint 38%.

La Tunisie sera contrainte d’accepter un taux d’intérêt allant à 25%.

En effet, la crise de la dette se creuse à mesure que l’Etat s’endette sans qu’il engage des réformes structurelles. C’est pourquoi, même si la Tunisie parvient à obtenir des prêts avec de faibles taux d’intérêt, cela ne pourra pas résoudre sa crise économique et financière et ne fera qu’alourdir le fardeau des futures générations.

“La situation est critique à cause de la crise de la dette publique, l’instabilité politique et le flou qui enveloppe l’organisation et les dates des élections”, prévient Moez Labidi.

Écrit par: Islam Sassi


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