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Mohamed Arbi Jlassi : La souveraineté de la Tunisie est menacée et j’appelle le président à émettre ce décret…

todayjuin 10, 2022

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Mohamed Arbi Jlassi, membre du bureau politique du Courant démocrate, a affirmé aujourd’hui, le 10 juin 2022, lors de sa présence dans le plateau de l’émission Expresso, que notre souveraineté est menacée à cause de la crise d’endettement, soulignant que nous avons besoin d’un gouvernement puissant capable de négocier un programme clair avec le FMI, et d’un président qui parle sincèrement et clairement au peuple.
Jlassi a indiqué que la perte de la souveraineté de la Tunisie sera induite par la crise financière qui se creuse au fil du temps en raison de l’incompétence du gouvernement actuel et la politique de division des tunisiens qu’exerce l’autorité et le président de la République.
L’invité de l’émission Expresso s’est interrogé sur l’absence du gouvernement et de l’UGTT du dialogue national.
“Le président de la République, a-t-il vraiment écouté les revendications du peuple le 25 juillet, ou les a-t-il exploitées pour s’emparer du pouvoir”, s’est-il demandé.
Selon lui, le président Saied s’est emparé du pouvoir le 25 juillet et a exploité les mouvements sociaux pour imposer son programme politique et constitutionnel.
Le pays est aujourd’hui tiraillé entre deux objectifs contradictoires : D’une part, la crise financière exige des réformes profondes et structurelles et les classes pauvres ont besoin d’un programme de sécurité sociale (Amen social).
Il semble que ces objectifs ne figurent pas parmi les grandes lignes du dialogue économique et social lancé par le président de la République, d’après notre invité.

Jlassi a appelé le président Saied a émettre un décret interdisant aux groupements économiques d’être actionnaires dans les banques tunisiennes et de limiter le taux de financement accordé par les banques aux groupements à 10% au lieu de 30%.
Jlassi s’est exprimé sur les chiffres publiés par le ministère des finances relatif à la réalisation d’un excédent budgétaire de 314 millions de dinars en 2022, ne sont pas réels et découlent d’un diagnostic erroné visant à semer un faux espoir.
“La Tunisie doit restructurer ses dettes pour dynamiser l’économie, financer le programme “Amen social”, et réduire l’impact des pressions inflationnistes”, a-t-il insisté.
Selon ses dires, le président Saied est en train de perdre du temps et c’est le peuple tunisien qui paiera le prix.
Et de poursuivre que la Tunisie a besoin d’un gouvernement compétent qui peut prendre en charge les dossiers économiques et sociaux, négocier avec le FMI, restructurer les dettes et relancer l’économie.

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Écrit par: Islam Sassi


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