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Néji Jalloul : J’ai échoué dans le cadre du sytème de corruption, j’ai commis des erreurs et j’assume ma responsabilité!

todayoctobre 25, 2021 1

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“La politique, c’est comme le football, un jeu collectif, un jeu d’équipe qui ne peut pas reposer sur un seul joueur”. C’est ce qu’a indiqué, Néji Jalloul, président de la Coalition nationale tunisienne, ce lundi 25 octobre, lors de sa présence dans l’émission Hdith Essea3a.

Au micro de Walid Ben Rhouma, Jalloul a fait savoir qu’il n’y avait pas de partis politiques en Tunisie, et que le seul véritable parti, était le Parti socialiste destourien. Pour lui, le Mouvement Ennahdha n’est qu’une secte religieuse, Qalb tounes est une association caritative, et Nidâa Tounes, n’est qu’une réaction au règne d’Ennahdha. Les autres partis politiques ne représentent que des structures associatives.

Jalloul a appelé, à cet égard, à organiser un dialogue afin d’instaurer une nouvelle démocratie, notant que la gouvernance locale est la meilleure solution,  et ajoutant qu’il est temps de bâtir sur les décombres de la décennie de la ruine et d’assumer les responsabilités.

“La Tunisie a résisté aux différentes crises qu’elle a traversées”, a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’organiser un véritable dialogue avec les jeunes pour discuter des problèmes de cette génération, impliquant à cet effet toutes les parties et la société civile.

Et d’ajouter que le président Saied a, dès le début, dit qu’il n’a pas de programme. Pourtant, il a été élu au second tour avec 72,7% des suffrages. Il s’agit d’un véritable problème au niveau de la culture politique tunisienne, d’après Neji Jalloul, ajoutant que les électeurs doivent assumer la responsabilité de leur choix.

“J’ai fait partie des responsables qui ont échoué dans le cadre du système de corruption. J’ai commis des erreurs, et j’assume ma responsabilité”, a-t-il avoué, ajoutant que l’Etat n’a pas joué pleinement son rôle, ni dans le système éducatif, ni dans le secteur sanitaire.

L’invité du programme Hdith Esse3a a aussi évoqué le dossier des médias, considérant que la chaîne Al Jazira a modulé et influencé l’opinion publique tunisienne depuis 2011.

Selon lui, la lutte contre la corruption passe par la promulgation et l’application des lois, outre la digitalisation de l’administration. “La corruption est devenue un fonds de commerce”, a-t-il dit.

Dans le même contexte, il a indiqué que la corruption est un dossier purement judiciaire et les politiciens ne doivent pas s’y impliquer.

Sur un autre plan, il a révélé qu’il veut arriver au pouvoir à travers son parti, qui fourmille de jeunes dotés de forts potentiels de réussite et à qui il va céder la place, espérant que son parti sera présent sur la scène politique par ses programmes et ses actes, nonobstant de “Neji Jalloul”.

Écrit par: Islam Sassi


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