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Le président du CSM, cible de possibles attaques terroristes d’après le ministère de l’intérieur

today07/02/2022

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Commentant la décision du président de la République, Kais Saied, relative à la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Youssef Bouzakher, président du CSM a déclaré que les magistrats ne font pas partie du passé, et qu’ils sont le présent et le futur, ajoutant qu’ils poursuivront leurs missions jusqu’à l’élection des nouveaux membres du conseil.

Invité de l’émission Expresso du 7 février 2022, Youssef Bouzakher, a rappelé que les membres du CSM ont été élus et qu’ils ne céderont à leurs prérogatives qu’après l’élection d’un nouveau comité conformément à la loi organique régissant le Conseil et la Constitution.

“La dissolution du Conseil n’est point légitime, et le président n’a pas le droit de le dissoudre”, a-t-il signalé, rappelant que le Conseil veille sur le bon fonctionnement de la justice, les parcours professionnels ainsi que les sanctions disciplinaires des juges.

Bouzakher a fait savoir que les agents du Conseil ont été interdits d’accéder au siège du Conseil. “Le siège a été encerclé par des agents sécuritaires qui nous ont informés qu’ils ont reçu des instructions à cet effet. Le ministre de l’intérieur doit assumer la responsabilité de ce qui se passe et nous considérons cette pratique comme une nouvelle étape qui dépasse l’amendement du décret-loi régissant le Conseil. Le président Saied tente de s’arracher le CSM par la force”, a-t-il-déploré.

Selon lui, le président Saied veut contrôler le pouvoir judiciaire, considérant que les magistrats ont vendu leurs postes, réitérant que les membres du CSM ont été élus par des magistrats, des avocats et des huissiers.

“Toute personne en possession de preuves susceptibles d’incriminer les magistrats n’a qu’à s’adresser à la justice. Les campagnes de diffamation et les discours d’incitation remontent à plusieurs mois”, a-t-il souligné.

Et d’ajouter : “Aujourd’hui, j’ai été informé que je suis la cible potentielle d’agression et d’attaques terroristes”.

Au sujet de l’encerclement du siège du Conseil supérieur de la magistrature, l’invité de l’émission Expresso a déclaré qu’ils ont appelé à le protéger  à l’occasion des manifestations qui ont été organisées hier. Sauf que le siège a été fermé et les employés du CSM ont été interdits d’y accéder.

“Nous respectons les institutions de l’Etat et nous appelons à les respecter, à respecter l’indépendance de la justice, la Constitution et le régime républicain.”a  conclu Youssef Bouzakher.

 

Écrit par: Islam Sassi


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