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Ridha Chkoundali : Les prochaines explosions sociales seront d’une ampleur inédite!

todayfévrier 4, 2022

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Le professeur universitaire et expert en sciences économiques, Ridha Chkoundali, a indiqué que les taux de croissance en Tunisie ne se sont pas traduits par un véritable développement et par l’amélioration des conditions de vie des tunisiens.

Lors de sa présence dans l’émission Eco-Mag du 4 février 2022, Chkoundali a souligné que les gouvernements qui se sont succédés après la Révolution n’ont pas réalisé que la croissance économique ne suffit pas pour la transition démocratique et que la croissance doit se concrétiser par un vrai développement. Ce qui n’était pas le cas après la Révolution.

Cela a favorisé, selon lui, une explosion sans précédent des mouvements de protestation, notant que les prochaines explosions sociales seront plus impactantes vu l’absence de développement et la crise économique.

Pour mener le pays à bon port, le développement économique et le processus démocratique doivent aller de pair, car les pays qui ont opté seulement pour le développement n’ont pas réussi leur transition démocratique et vis-versa.

L’invité du programme Eco-Mag a cité les exemples de Costa Rica et de l’Uruguay étaient dans une situation comparable à celle de la Tunisie. Ces deux pays sont passés par une phase de transition démocratique et ce processus a abouti.

Dans le même registre, il a précisé qu’il existe quatre types de démocraties : La démocratie inachevée (32% des pays du monde), la démocratie complète (12% des pays du monde), la démocratie hybride qui ressemble aux dictatures (22,2% des pays du monde), et enfin les dictatures, soit le tiers des pays du monde et plus de 35% de la population mondiale.

Et d’ajouter que les pays qui ont choisi d’accélérer le processus de transition démocratique seulement ont créé une sorte de fossé entre l’économique et le politique.

“L’Etat tunisien a commis une erreur fatale en se focalisant sur les réformes politiques et en marginalisant la transition économique. Cela pourrait provoquer des explosions sociales et la montée des tensions politiques. La Tunisie doit se rattraper en 2022 pour se prémunir contre le retour de la dictature”, a-t-il fait remarquer.

L’engagement d’un dialogue social semble alors indispensable, selon lui. De surcroît, le président Saied doit adopter un discours rassembleur et rassurant en évitant les discours de haine et de partage, afin de restaurer la confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds internationaux.
Et de poursuivre que la Tunisie doit opter pour l’un de ces deux choix : soit la conclusion d’un accord avec le FMI, soit le recours à la BCT pour financer le budget avec tous les risques inhérents à cette alternative, particulièrement ceux liés à la flambée du taux d’inflation et la dégradation du pouvoir d’achat des tunisiens.
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Écrit par: Islam Sassi


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