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Sami Ben Slama : L’ISIE est infiltrée par le Mouvement Ennahdha

today4 novembre 2021

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Invité d’Expresso, l’activiste politique et ancien membre de l’ISIE, Sami Ben Slama, a indiqué que l’UGTT doit jouer un rôle politique pour rétablir un certain équilibre en Tunisie, soulignant que les mesures exceptionnelles du 25 juillet ont sauvé le pays. En effet, la Tunisie était dans un tunnel obscur en l’absence de toute solution politique dans la Constitution de 2014. Une Constitution, conçue d’une manière sur-mesure par le Mouvement Ennahdha. D’ailleurs, il n’était pas possible de dénouer la crise autrement, suivant les voies habituelles. Les mesures exceptionnelles riment bel et bien avec l’essence de la Constitution, et ce, nonobstant de l’interprétation extensive des dispositions de l’article 80 par le président Saied.

Selon l’invité de l’émission Expresso, la réforme du régime politique passe par la réforme du système judiciaire, conçu comme une menace pour les tunisiens.D’après lui, tout le système est corrompu et la justice n’est pas toujours indépendante et devra être réformée de fond en comble.

“Les contraintes et les pressions auxquelles Saied a fait face ont remodelé la personnalité de Saied”, a-t-il dit, l’appelant à expliciter davantage les méthodes de la mise en oeuvre des réformes qu’il a proposées le plus rapidement possible. 

Et d’ajouter que le discours de Saied lors du dernier conseil ministériel portant sur la réforme du système judiciaire est positif, considérant que cette réforme pourra sauver le pays avant qu’il ne soit au fond du gouffre.

Il reste à noter que ces réformes prennent du temps et que l’organisation des élections dans de pareilles circonstances, sous l’égide d’une ISIE infiltrée par le Mouvement Ennahdha, et selon une loi électorale malmenée. 

Ben Slama a considéré que l’ISIE a été fondée selon la règle de quota des partis politiques, soulignant que la justice n’a pas pu statuer sur des affaires électorales depuis 2018, rappelant que les poursuites se prescrivent après 3 ans.

Et de poursuivre qu’il n’est pas concevable d’organiser des élections avant d’assainir le système judiciaire, un secteur corrompu et malsain, ajoutant que les magistrats  doivent se mobiliser pour veiller sur l’indépendance de la justice.

Écrit par: Islam Sassi


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