Express FM

Créateurs de Valeur

En ce moment

Titre

Artiste

Background

Hasna Ben Slimane : Le ministère public s’est chargé de l’affaire de tentative d’assassinat de Kais Saied

Écrit par sur juin 18, 2021

La ministre de la justice par intérim et porte-parole du gouvernement, Hasna Ben Slimane, a déclaré aujourd’hui vendredi 18 juin 2021 qu’il appartient au ministère public de suivre et de faire toutes les enquêtes nécessaires dans  l’affaire de tentative d’assassinat visant le président de la République Kais Saied.

Elle a indiqué que le ministère de la justice a autorisé le ministère public à déclencher  d’ouvrir une enquête  et faire de son mieux pour protéger l’Etat et ses institutions. Il est à noter que le ministère public s’est chargé de cette affaire sur la base de l’article 23 du Code pénal, et ce suite aux déclarations du chef de l’Etat lors de sa dernière réunion avec Méchichi et les anciens chefs du gouvernement mardi 15 juin 2021, au cours de laquelle il a évoqué un plan visant à l’écarter en ayant recours à tous les moyens, même son assassinant.

Dans ce contexte, Hasna Ben Slimane a souligné que le ministère de la justice adopte une stratégie de communication transparente et claire. D’ailleurs, chaque tribunal a son porte-parole, en signalant que ce dernier est  le seul habilité à dévoiler certaines  données relatives à ce dossier conformément à la loi. 

Lors de sa participation à une journée d’étude sur  la politique pénale de l’Etat, elle a annoncé que le ministère de la justice a déjà entamé les travaux de la mise en place d’une politique pénale qui s’articule autour d’un ensemble de visions et de textes déterminent les voies possibles pour unifier la jurisprudence, limiter la lenteur de la justice et l’encombrement des tribunaux, tout en veillant sur la garantie des droits et des libertés individuelles.

Elle a fait savoir, dans ce contexte, que le ministère est en train d’examiner un bon nombre de projets de réforme dont notamment la révision du Code pénal et du Code de procédure pénale.

Pour sa part, le directeur général du Centre des études juridiques et judiciaires, Mounir Ferchichi, a affirmé que la politique pénale est une politique générale couvrant plusieurs aspects à savoir l’enfance et la discrimination raciale. Il a fait savoir que la détermination de cette politique revient au gouvernement avant qu’elle ne soit approuvée par le Parlement et mise en application par le pouvoir judiciaire.