Express FM

Créateurs de Valeur

En ce moment

Titre

Artiste

Background

Haykel Mekki: Un grand nombre de prêts affecte la souveraineté nationale de la Tunisie

Écrit par sur avril 20, 2021

Le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, Haykel Mekki a confirmé aujourd’hui, mardi 20 avril 2021, lors de sa présence au programme Expresso, à propos de la ratification du projet de loi de l’accord de prêt entre la Tunisie et l’Union européenne lié à un prêt attribué au gouvernement dans le cadre du mécanisme de soutien financier total pour un montant d’environ 600 millions d’euros, que la spirale de la dette pour rembourser d’anciennes dettes n’est pas l’apanage de ce gouvernement, mais plutôt celui des gouvernements successifs en Tunisie depuis 2014.

Et de poursuivre que de nombreux prêts affectent la souveraineté nationale, expliquant que le prêt de 600 millions d’euros comprend 17 conditions fixées par le bailleur. Haykel Mekki a considéré qu’il s’agit d’une ingérence directe dans la souveraineté nationale compte tenu de la condition de levée de la subvention sous la rubrique de «reconsidérer la question du soutien». Il a expliqué que le projet de loi portant sur un prêt de 600 millions d’euros a été soumis à la Commission des finances, mais il n’a pas été adopté car la ceinture gouvernementale n’était pas présente, il a ainsi été adopté avec une majorité simple au Parlement.

L’invité d’Expresso a souligné que l’adoption de cette loi à une faible majorité explique que l’ARP n’est pas convaincue par cette loi, mais elle y a été obligée, ajoutant que cette contrainte justifie l’emprunt au détriment de la souveraineté nationale avec conditions. Il a souligné que dans la période à venir, la Tunisie entrera dans la classification «D», ce qui signifie que le pays déclare faillite. “Je pense que nous avons encore du temps pour y remédier” a souligné Haykel Mekki expliquant que tout l’effondrement économique a été le résultat d’options politiques.

Le président de la Commission des Finances a estimé que pour sauver la Tunisie, il faut effectuer des révisions majeures de la politique et du système de gouvernement, indiquant qu’avec ces acteurs politiques il y aura des crises politiques qui n’ont pas de limites sauf avec l’effondrement de l’Etat. « Si nous voulons faire un pas en avant, il doit y avoir une trêve politique et sociale qui permettra la construction », a-t-il souligné ajoutant qu’en cas de conflit politique, la construction ne peut pas se faire.

Nadya Bchir