L’euro baisse face au dollar après une semaine chargée pour les banques centrales

Écrit par sur mars 19, 2021

Sur la place de Tunis, la monnaie unique est traitée à 3.2980 tandis que le billet vert s’échange à 2.7750 respectivement contre le dinar tunisien. La paire phare se négocie quant à elle sur le Forex à 1.1885 avec un plus haut intraday à 1.1938.

L’euro baissait ce vendredi face au dollar qui ressort légèrement renforcé d’une semaine marquée par des réunions de banques centrales, la Réserve fédérale américaine (Fed) ayant affiché son optimisme tout en gardant une politique monétaire très souple. La monnaie unique cédait sur le Forex 0,15% face au dollar, à 1,1898 dollar.

Après sa réunion de politique monétaire, la Fed a souligné mercredi qu’elle maintiendra les taux proches de zéro tant que le plein emploi ne sera pas atteint sur le long terme.

Dans un premier temps, le dollar s’était inscrit en baisse après l’annonce de la Fed, des taux bas rendant le dollar moins attractif.

La majorité des participants du marché estiment que la prudence de la Fed est justifiée et qu’elle soutiendra la reprise économique. Cela améliore les perspectives à long terme, et donc justifie une hausse des taux obligataires ainsi qu’un dollar plus fort.

De plus, l’euro n’est pas en forme, avec le reconfinement partiel de Paris qui souligne les perspectives moroses pour la zone euro, où la campagne de vaccination avance lentement, avancent les analystes.

Par ailleurs, la première rencontre entre l’équipe Joe Biden et une délégation chinoise s’est mal passée, tout comme la passe d’armes verbale avec Vladimir Poutine quelques jours plus tôt expliquent la morosité des marchés.

Outre la Fed, les cambistes ont pris connaissance cette semaine des décisions de la Banque d’Angleterre (BoE) jeudi et de la Banque du Japon (BoJ) vendredi.

La BoE a suivi le modèle de la Fed, en insistant plus sur les risques d’un ralentissement de la reprise que sur l’inflation. La BoJ, elle, a ajusté son programme de rachats d’actifs pour limiter l’effet de la hausse des taux sur le marché obligataire L’institut d’émission, qui peine depuis des années à réveiller une inflation paresseuse, n’a pas touché à ses taux d’intérêt ni altéré le montant des obligations qu’il rachète.


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