L’euro et la livre baissent encore, le Covid-19 inquiète

Écrit par sur mars 24, 2021

Sur la place de Tunis, la monnaie unique est traitée à 3.3050 tandis que le billet vert s’échange à 2.7820 respectivement contre le dinar tunisien. La paire phare se négocie quant à elle sur le Forex à 1.1820 avec un plus haut intraday à 1.1853.

L’euro et la livre britannique poursuivaient leurs baisses face au dollar mercredi, plombés par les inquiétudes provoquées par une nouvelle vague de Covid-19 en Europe qui entraîne de nouvelles mesures de confinement.

La monnaie unique reculait de 0,19% face au dollar, à 1,1827 dollar pour un euro, après avoir touché vers 08H20 GMT 1,1812 dollar, un plus bas depuis fin novembre.

La livre britannique cédait pour sa part 0,24%, à 1,3719 dollar pour une livre, après avoir atteint vers 07H30 GMT son plus bas niveau depuis début février à 1,3674 dollar.

L’aversion au risque refait surface, et les inquiétudes sur la croissance mondiale montent à nouveau car il y a des signes que le Covid-19 est plus coriace que prévu en Europe.

Après de nouveaux confinements en Allemagne pour le week-end pascal et dans une partie de la France, les Pays-Bas ont annoncé que les mesures de restrictions en place seraient prolongées jusqu’au 20 avril.

Avec la troisième vague en cours, les données économiques vont continuer d’être peu encourageantes, surtout comparées à celles venues des Etats-Unis, qui devraient profiter de la campagne de vaccination rapide et du plan de relance géant en cours d’application, expliquent les experts.

La livre britannique, elle, s’était démarquée en début d’année en grimpant face à l’euro et au dollar, profitant de la conclusion d’un accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni ainsi que d’une campagne de vaccination rapide.

Mais depuis le début du mois, l’enthousiasme des marchés pour la livre sterling s’est amoindri.

Boris Johnson a prévenu mercredi que la vague actuellement observée sur le continent européen risquait de toucher aussi son pays.

Sur le plan macroéconomique, le confinement prolongé de l’Allemagne face à l’épidémie de COVID-19 devrait retarder la reprise de son économie cette année, a annoncé mercredi l’institut Ifo, qui a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la première économie d’Europe à 3,7% contre 4,2% auparavant. Pour 2022, l’institut a en revanche relevé sa prévision de croissance du PIB à 3,2% contre 2,5% précédemment.

L’indice PMI composite de l’activité globale aux Etats-Unis -calculé par IHS Markit- passe de 59,5 en février à 59,1 en estimation ‘flash’ pour le mois en cours, signalant néanmoins la deuxième plus forte croissance du secteur privé depuis six ans. Pour rappel, c’est la barre des 50 qui marque la limite entre expansion et contraction de l’activité pour cet indice : plus il est haut au-dessus de ce seuil, plus le rythme de l’expansion de l’activité est élevé. IHS Markit précise que l’expansion a été largement tirée par les prestataires de services, des pénuries d’intrants et des retards de fournisseurs ayant limité l’expansion des capacités de production manufacturière.


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