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Express Radio Le programme encours
today19/03/2025
L’ingénieure générale à la direction de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mouna Mohafdhi, a révélé mercredi que la situation de la propagation du criquet pèlerin en Tunisie est « sous contrôle ». Elle a précisé que ce fléau est actuellement présent dans le gouvernorat de Tataouine, entre Remada et Dhehiba, ainsi que dans la réserve de Sidi Toui et ses environs à Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, en plus de Rejim Maatoug, dans le gouvernorat de Kébili.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère, consacrée à l’examen de la situation du criquet pèlerin, Mohafdhi a indiqué que 204,5 hectares ont été traités dans les zones de « Dhehiba » et « Remada » dans le gouvernorat de Tataouine en utilisant des moyens terrestres, tandis que la Société nationale de protection des végétaux a traité 50 hectares à Remada à l’aide d’un hélicoptère, jusqu’à mardi 18 mars 2025.
Dans le même contexte, elle a ajouté que jusqu’à hier, 14 hectares avaient été traités autour de la réserve de Sidi Toui, avec une programmation de traitement biologique à l’intérieur de cette réserve située dans la délégation de Ben Guerdane (gouvernorat de Médenine), en plus du traitement de 4 hectares dans la délégation de Rejim Maatoug, dans le gouvernorat de Kébili.
La responsable a souligné la mobilisation du ministère de l’Agriculture et des parties concernées pour stopper la propagation des criquets dans le pays, en mettant à disposition les ressources nécessaires pour le traitement et la pulvérisation, qui se déroulent la nuit ou aux premières heures du matin, considérées comme les moments les plus efficaces, car les criquets attendent le lever du soleil pour se déplacer.
Elle a expliqué que la lutte contre ce fléau est une mission nationale, c’est pourquoi le Conseil supérieur de lutte contre les criquets inclut plusieurs ministères : Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Agriculture, Environnement, Équipement, Économie, Transport, Finances et Santé…
Elle a précisé que les criquets ne se reproduisent pas en Tunisie, mais proviennent des pays voisins, en particulier la Libye et l’Algérie, en raison du facteur principal qu’est le vent fort soufflant ces derniers temps.
Elle a ajouté que les criquets en Libye et en Algérie sont actuellement concentrés dans le sud et le centre et ne représentent pas, pour l’instant, une menace pour le nord de la Tunisie, en pleine préparation de la saison céréalière de 2025.
Elle a souligné que le plan national d’urgence pour la lutte contre le criquet pèlerin concerne toutes les régions du nord et du sud tunisien sans exception et inclut tous les scénarios et programmes possibles pour faire face à la propagation des criquets, que ce soit dans le nord ou le sud du pays.
El-Mohafadhi a précisé que ce plan national comprend des mécanismes de surveillance et de suivi continus, avec la publication de bulletins mensuels pour surveiller les déplacements des criquets, ainsi qu’un suivi de l’évolution de la situation dans les pays voisins, notamment en Libye, où des déplacements anormaux de nuées de criquets ont été observés depuis octobre 2024.
Elle a indiqué que le ministère surveille les mouvements des criquets pèlerins dans la région tout au long de l’année et publie un bulletin mensuel à cet effet pour échanger des informations. Elle a insisté sur le fait que la surveillance de la situation en Libye et en Algérie a été intensifiée depuis octobre 2024 en raison d’une augmentation anormale du nombre de criquets.
Enfin, El-Mohafadhi a déclaré que le ministère veille à organiser des sessions de formation sur la lutte contre le criquet pèlerin au profit des régions du sud et du centre, qui sont en première et deuxième ligne face à cette menace, notamment à Médenine, Tataouine, Gabès, Kébili et Tozeur.
Écrit par: Meher Kacem