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Express Radio Le programme encours
today14/05/2025
La Tunisian Automotive Association (TAA) a organisé, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) ont organisé une conférence pour présenter leur partenariat pour conduire une délégation tunisienne au salon EQUIP AUTO.
Dans ce cadre, une émission spéciale a été consacrée sur les ondes d’Express fm pour discuter de ce partenariat et du salon.
Cette intervention est réalisée dans le cadre d’Invest for Jobs – Initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste » à travers le projet « Partenariats pour l’emploi et l’appui aux petites et moyennes entreprises en Tunisie II » mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par la GIZ Tunisie, en étroite coopération avec le ministère de l’Industrie.
Philippe Baudin, président d’EQUIP AUTO a indiqué que le secteur automobile vit une mutation technologique importante. 146 constructeurs chinois sont désormais prêts à bondir sur l’Europe qui sont passés entre 1994 à produire 250 mille véhicules à près de 30 millions aujourd’hui et qui font état d’un savoir-faire en termes de mobilité et de technologie. Si on parle transition énergétique, il faut rester malgré tout confiant sur le devenir de l’automobile qui reste un marché extrêmement porteur notamment pour les gens de l’après-vente.
Il existe aujourd’hui à peu près 1,5 milliards de véhicules, dont 1,87% de véhicules 100% électrifiés.
L’industrie automobile est en train de migrer doucement vers l’Asie. La France par exemple produisait au milieu des années 2000 environ 4 millions de véhicules pour arriver à produire environ 1,4 million de véhicules l’année dernière.
Aujourd’hui, l’Asie a dix ans d’avance en termes de production automobile. Tout cela perturbe le marché et l’économie. Sur la chaine de valeur, ça va nécessiter des efforts de la part des acteurs.
Si j’ai un conseil à donner ça sera de faire valoir la souveraineté industrielle par pays. Certains la perdent, d’autres la gagnent. Dans ce cadre, la Tunisie jouit d’un certain savoir-faire en termes de technologie, de recherches et développement, de composantes et d’accompagnement par rapport à cette mutation qui arrive sur le marché automobile, où il y a une place à prendre. C’est une impulsion donnée par les gouvernements qui permettront aux acteurs locaux de devenir une plaque tournante. Il faut saisir cette opportunité et se préparer à une mutation de toute la chaine de valeur, et je pense que la Tunisie peut avoir son mot à dire sur le sujet.
De son côté, Imed Charfeddine, vice-Président de la TAA a affirmé que notre industrie est en complète mutation pour affronter tous ces changements en termes de demande de mobilité, de software et de connectivité des véhicules. Ça a remis en cause l’ensemble de nos infrastructures et même de notre orientation stratégique, politique et économique.
Il y a un pacte développé avec le gouvernement, donnant une vision sur les actions à mener dans les dix prochaines années, pour engager des actions de productivité, d’éducation et d’investissement.
Cette mutation demande de nouvelles compétences, d’où l’importance d’accompagner nos universitaires, nos facultés et nos ingénieurs pour continuer à promouvoir cette compétence que nous avons développée.
Nous travaillons également avec les 300 industriels que nous avons en Tunisie et les 100 mille emplois à préserver. Le secteur a continué à investir et à se développer. Nous sommes sur des chiffres de 10 points de croissance, et c’est important pour le PIB national.
Pour ce qui est de nos atouts, nous avons des accords avec l’Europe, nous permettant d’exporter facilement et rapidement vers ce marché. Nous avons également une main d’œuvre qualifiée et compétitive, ainsi que tout un réseau de sous-traitants disponible, et donc des composantes qui sont disponibles. On travaillera notamment sur l’emprunte carbone qui génère ce business.
Le premier défi du secteur de l’après-vente en Tunisie a principalement été géré par les concessionnaires. Aujourd’hui, on voit apparaître de nouveaux acteurs indépendants et leur challenge c’est d’abord ramener les pièces à coût compétitif pour les utilisateurs. Là, il y a un gros risque d’aller vers des pièces qui ne sont pas d’origine ou pas sécurisées. Le gros défi c’est de faire attention parce qu’il s’agit de la sécurité automobile, d’où l’importance du contrôle qui doit être mis en place.
Nathalie Jouve Directrice du salon EQUIP AUTO a indiqué que cette édition est forcément incontournable puisqu’on fête les 50 ans de l’EQUIP AUTO (du 14 au 18 octobre à Paris Expo). Il y aura pas mois de 100 mille professionnels. Beaucoup de nouveautés pour cette édition (14 secteurs d’activité, près de 1400 entreprises et marques présenteront leurs nouveautés et innovations).
La filière automobile se transforme, donc le salon aussi pour être le reflet d’un marché. Le salon couvrira l’amont et l’aval du secteur automobile, avec une vraie place accordée à l’innovation technologique. Il y aura un village de la tech, où on va montrer et expliquer aux professionnels de l’automobile quelles sont les grandes innovations qui vont impacter le milieu de la rechange, ainsi que des villages pour les véhicules électriques et un village des énergies. La formation et la vaorisation des métiers auront également une place importante dans le salon.
Sur EQUIP AUTO ce sont pas moins de 50% des exposants qui viennent de l’étranger et nous sommes toujours heureux d’avoir une participation importante de la Tunisie, à commencer par un pavillon pour regrouper les entreprises et les acteurs présents en Tunisie pour valoriser leur savoir-faire. Il y a aussi des acheteurs tunisiens qui se déplacent nombreux au salon. Pour rappel, la Tunisie occupait la 5ème place au niveau des pays visiteurs sur EQUIP AUTO.
Raja Touil DG CCITF a affirmé que la collaboration entre la CCITF et la TAA ne date pas d’aujourd’hui sur la promotion du secteur EQUIP AUTO en Tunisie. Cette année nous avons décidé de conclure un accord plus généraliste, basé sur trois axes :
Les entreprises étrangères ont créé 400 mille emplois dans le secteur automobile en Tunisie, d’où l’importance des entreprises françaises sur ce secteur.
Écrit par: Meher Kacem