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today05/06/2025
Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a affirmé qu’il poursuivra le suivi de l’affaire de l’assassinat du citoyen tunisien feu Hichem Miraoui, en coordination avec les différentes parties concernées, afin de garantir les droits des membres de la communauté tunisienne à l’étranger, d’assurer leur protection et d’éviter la répétition de tels crimes odieux, souvent nourris par des discours incitant à la haine et à l’intolérance.
Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère a indiqué que dès la confirmation de l’identité tunisienne de la victime, et en coordination avec ses services ainsi qu’avec le consulat général de Tunisie à Marseille, l’ambassade de Tunisie en France a immédiatement pris contact avec les autorités françaises compétentes afin de clarifier les circonstances du crime, d’en comprendre les motivations et d’insister sur la nécessité de juger le coupable et de condamner l’acte.
Suite à cela, l’ambassadeur de Tunisie à Paris a reçu un appel téléphonique du ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a fermement condamné ce crime, exprimé ses regrets et présenté ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à toute la communauté tunisienne en France.
Le ministre français a précisé que les autorités de sécurité et judiciaires ont entamé une enquête avec le suspect pour déterminer les motivations du crime, les premiers éléments indiquant qu’il serait à caractère raciste. L’affaire a été confiée à l’unité antiterroriste en raison de sa gravité et des affiliations idéologiques et politiques du meurtrier.
Le responsable français s’est également rendu, le 3 juin au matin, à l’ambassade de Tunisie à Paris, où il a dénoncé ce crime « raciste », affirmant que les autorités françaises compétentes travaillent sérieusement pour en élucider les circonstances et juger le meurtrier de Hichem Miraoui, conformément à la loi française.
Il est à rappeler que Hichem Miraoui, un Tunisien de 35 ans résidant en France, a été tué par cinq balles le samedi 31 mai dans la ville de Bougé-sur-Argens, au sud-est de la France, par son voisin français âgé de 53 ans. Ce dernier avait publié deux vidéos à caractère raciste – l’une avant le crime, l’autre après – et a également blessé un jeune homme turc.
Une enquête a été ouverte pour « meurtre à motivation raciste » par le parquet du département du Var.
Le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Nouri, a appelé son homologue français Bruno Retailleau lundi soir pour exprimer sa condamnation de ce crime, qualifié de « terroriste », et faire part de la profonde tristesse et de l’indignation qu’il a suscitées dans l’opinion publique tunisienne.
Khaled Nouri a insisté sur la nécessité de protéger la communauté tunisienne en France, en adoptant une approche proactive pour prévenir de tels crimes inhumains, en soulignant que les discours haineux et extrémistes mènent souvent à de tels actes.
De son côté, le ministre français de l’Intérieur a également condamné fermement ce qu’il a qualifié de « crime raciste et terroriste », affirmant que les autorités françaises refusent catégoriquement toute forme de discorde au sein de la société française.
Il a présenté, en son nom et au nom du gouvernement français, ses sincères condoléances à la famille de la victime, assurant que la justice française appliquera les peines les plus sévères contre le coupable, qui ne représente ni la société française ni les valeurs de la République.
Christophe B., un quinquagénaire français suspecté du meurtre raciste d’Hichem Miraoui, samedi à Puget-sur-Argens (Var), a reconnu les faits, mais a contesté toute motivation raciste, a indiqué ce jeudi le parquet antiterroriste (Pnat) dans un communiqué.
Cet homme, né en 1971, a diffusé, avant et après son passage à l’acte, deux vidéos au contenu raciste et haineux, selon le parquet de Draguignan initialement saisi de l’enquête.
Écrit par: Meher Kacem