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today13/06/2025
Le « drapeau rouge de la vengeance » a été hissé au sommet de la mosquée Jamkaran à Qom, au sud de la capitale iranienne, Téhéran, suite l’attaque israélienne qui a visé des hauts responsables, des scientifiques nucléaires et des installations stratégiques.
Ce drapeau, selon la tradition du chiisme officiel en Iran, symbolise la vengeance. Il a également une portée politique significative.
Ce même drapeau avait été hissé avant les opérations « Promesse sincère 1 et 2 », menées par l’Iran contre Israël, ainsi qu’après l’assassinat du chef du bureau politique du mouvement de résistance islamique (Hamas), Ismaïl Haniyeh, et celui de l’ancien commandant de la Force Al-Qods, Qassem Soleimani, en 2020.
Le drapeau rouge de la vengeance hissé en Iran revêt une très forte symbolique religieuse, culturelle et politique, principalement dans le contexte chiite.
Dans la tradition chiite, un drapeau rouge hissé sur un lieu saint signifie qu’un crime de sang n’a pas encore été vengé.
Il est souvent lié au martyre de l’imam Hussein, tué à Karbala en 680, et symbolise un appel à la justice ou à la revanche contre ceux qui commettent des injustices ou des actes de violence contre les innocents.
En contexte moderne, l’Iran utilise ce symbole pour indiquer une volonté officielle de riposte après une attaque considérée comme majeure ou humiliante.
Le « drapeau rouge de la vengeance » est un signal clair adressé à l’intérieur comme à l’extérieur : « une riposte est décidée, elle n’est plus une hypothèse ».
C’est un outil à la fois symbolique et psychologique, utilisé par Téhéran pour mobiliser son opinion publique et avertir ses adversaires.
Écrit par: Meher Kacem