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Abus sexuel sur un enfant de 3 ans : quatre suspects accusés de « viol sur mineur »

today16/02/2026

Arrière-plan

Le Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a retenu les chefs d’accusation pour « viol sur mineur » et « agression sexuelle sur mineur » à l’encontre des quatre suspects arrêtés dans l’affaire de l’abus sexuel sur un enfant de 3 ans dans un jardin d’enfants à Ennasr 2.

Par ailleurs, quatre autres personnes ont été poursuivies pour complicité de viol avec acte indécent. Il leur a également été reproché des faits d’enlèvement et de déplacement d’un mineur de moins de 18 ans du lieu où il avait été placé par ses parents, par usage de ruse.

Le ministère public a également accusé la propriétaire et les employés dudit jardin d’enfants de « négligence ».

Ainsi, le nombre total de personnes placées en garde à vue dans cette affaire s’élève à huit individus, dont quatre hommes et quatre femmes.

Le ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana avait indiqué, vendredi dernier, que quatre personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte suite à une plainte déposée par une mère relative à un abus sexuel subie par son fils de trois ans, dans un jardin d’enfants à Ennasr 2 (gouvernorat de l’Ariana).

Le ministère public a précisé que la plaignante et l’enfant ont été entendus, en présence d’un psychologue, avant que la victime ne soit examinée par un médecin légiste.

Quatre suspects ont été placés en garde à vue, en attendant l’achèvement de l’enquête et la réception des résultats des examens médicaux et techniques.

Par ailleurs, le Ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, dans un communiqué publié ce vendredi, la fermeture du jardin d’enfants.

Le ministère a précisé que la décision de fermeture a été prise immédiatement à titre conservatoire, dans le but de protéger les enfants et de garantir leur sécurité physique et psychologique. Il a également indiqué qu’une enquête administrative urgente a été ouverte parallèlement aux investigations judiciaires en cours afin d’élucider les circonstances de l’incident et de déterminer les responsabilités.

Le ministère a souligné qu’il ne tolérera aucun manquement et que des sanctions seront appliquées à toute personne dont l’implication ou la négligence serait établie, qu’il s’agisse du personnel éducatif ou administratif. Il a rappelé que la protection de l’enfance constitue une priorité nationale qui ne saurait faire l’objet d’aucune complaisance.

Écrit par: Meher Kacem



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