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Mourad Ben Hassine : la Tunisie a tous les atouts pour conquérir les marchés africains

today12/06/2026

Arrière-plan

Mourad Ben Hassine, PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a affirmé que la Tunisie dispose de véritables atouts pour renforcer sa présence économique sur le continent africain, en s’appuyant sur l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ainsi que sur l’essor rapide du commerce numérique, de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

Il a expliqué, au micro d’Expresso, ce vendredi 12 juin 2026, que la rencontre organisée par le Centre de promotion des exportations, en présence du secrétaire général de la ZLECAf, constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers les marchés africains. Elle leur permet de découvrir les différents mécanismes disponibles, d’échanger des expériences et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération économique au sein du continent.

Ben Hassine a souligné que le commerce intra-africain ne représente encore que 16 % du volume total des échanges commerciaux des pays africains, un niveau qu’il juge faible au regard du potentiel économique considérable de l’Afrique. Il a toutefois indiqué que plusieurs programmes et initiatives sont actuellement déployés afin d’accélérer l’intégration économique du continent et de stimuler les échanges entre les États membres.

Il a également insisté sur l’importance du commerce numérique, qu’il considère comme l’un des piliers de l’avenir du commerce africain. Selon lui, la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à participer aux projets pilotes liés au commerce numérique dans le cadre de la ZLECAf. Ces initiatives ont déjà permis la réalisation d’opérations d’exportation utilisant des certificats d’origine numériques, démontrant ainsi la capacité du pays à tirer parti de la transformation numérique pour développer son commerce extérieur.

Ben Hassine a par ailleurs indiqué que plusieurs institutions africaines, dont la Banque africaine de développement, soutiennent des projets visant à résoudre les obstacles logistiques, financiers et administratifs qui freinent encore le développement du commerce intra-africain. Elles œuvrent également à renforcer la participation des jeunes et des femmes à l’activité économique et commerciale sur le continent.

Il a estimé que les petites et moyennes entreprises, en particulier les start-ups, constituent le principal moteur de la croissance économique en Afrique. Il a souligné que l’accélération de l’intégration régionale passe nécessairement par le soutien à l’innovation, l’encouragement des initiatives portées par les jeunes et le développement de l’écosystème entrepreneurial.

Il a également ajouté que le secteur des services offre des perspectives prometteuses de création de valeur sur les marchés africains et a appelé à mieux valoriser les ressources agricoles et industrielles du continent grâce au développement des industries de transformation. Une telle stratégie contribuerait, selon lui, à renforcer le commerce intra-africain tout en favorisant une croissance économique plus durable et inclusive.

Et d’affirmer que le véritable défi consiste à bâtir de solides partenariats économiques africains capables de tirer parti des ressources humaines et de la créativité disponibles, et à faire de la ZLECAf une plateforme concrète au service de l’intégration économique et du développement partagé entre les pays africains.

Écrit par: Meher Kacem



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