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Express Radio Le programme encours
today15/06/2026
La présidente de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Salma Ben Hamida, a expliqué que les mécanismes de financement du développement en Tunisie reposent sur deux piliers essentiels : les ressources publiques et les ressources privées, estimant que l’équilibre entre ces deux sources constitue une condition indispensable pour stimuler la dynamique de l’investissement.
Elle a souligné, au micro d’Expresso, ce lundi 15 juin 2026, que le capital-investissement est aujourd’hui devenu l’un des principaux instruments de financement des entreprises à toutes les étapes de leur développement, de leur création à leur expansion. Elle a indiqué que le secteur connaît une évolution notable depuis 2020, tant en termes de volume d’interventions que de diversité des projets financés, enregistrant un taux de croissance stable d’environ 8 %, signe, selon elle, d’une amélioration progressive du climat des affaires et d’une confiance accrue dans les mécanismes de financement non bancaires.
Ben Hamida a également affirmé que le capital-investissement constitue désormais une alternative complémentaire et moderne au financement bancaire, notamment grâce à l’intérêt croissant des investisseurs privés pour les fonds d’investissement et les sociétés de gestion. Cette évolution traduit, selon elle, une transformation de la culture de l’investissement fondée sur la gouvernance, l’efficacité et la rentabilité.
Elle a révélé que le volume des investissements réalisés dans ce domaine a atteint 5,4 milliards de dinars sur la période 2011-2024, contre 4,533 milliards de dinars entre 2011 et 2021, ce qui témoigne d’une accélération du rythme des financements au cours des dernières années. Le secteur a ainsi contribué au financement de plus de 2 000 entreprises, confirmant son rôle majeur dans le soutien du tissu économique tunisien, des start-ups aux sociétés plus matures.
La présidente de l’ATIC a insisté sur le fait que le rôle des structures d’investissement ne se limite pas à l’apport de capitaux. Il comprend également un accompagnement stratégique des entreprises, une participation à leur gouvernance à travers une présence au sein des conseils d’administration, ainsi qu’un suivi et un encadrement tout au long de leur développement.
Elle a par ailleurs souligné que le dispositif d’investissement couvre l’ensemble des régions tunisiennes, garantissant ainsi une répartition plus équilibrée des soutiens et un élargissement du nombre d’entreprises bénéficiaires. Cette approche contribue, selon elle, à renforcer l’équité territoriale et à réduire les disparités régionales.
Et d’estimer que la prochaine étape consiste à poursuivre le développement des instruments de financement alternatifs et à consolider la confiance entre les investisseurs et les entreprises afin de stimuler davantage l’investissement et de favoriser une croissance économique plus durable.
Écrit par: Meher Kacem
Association tunisienne des investisseurs en capital capital-investissement