play_arrow
Express Radio Le programme encours
Alors que le Maroc se prépare aux élections législatives prévues en 2026, le nom de Fouzi Lekjaa s’impose de plus en plus dans le débat politique comme une personnalité susceptible de diriger le prochain gouvernement. Longtemps identifié au monde du football, le ministre délégué chargé du Budget apparaît désormais comme l’un des responsables les plus influents du royaume, au point que plusieurs observateurs et médias marocains évoquent ouvertement l’hypothèse d’une accession à la primature.
Président de la Fédération royale marocaine de football depuis 2014, premier vice-président de la Confédération africaine de football (CAF) et membre du Conseil de la FIFA, Fouzi Lekjaa a bâti sa notoriété grâce aux performances du football marocain et à la stratégie ayant permis au royaume d’obtenir l’organisation de plusieurs grandes compétitions continentales et mondiales. Parallèlement, il s’est imposé au sein de l’appareil d’État comme l’un des principaux artisans de la politique budgétaire marocaine.
Depuis plusieurs semaines, la presse marocaine évoque une montée en puissance politique de Lekjaa. Selon plusieurs publications, son éventuelle candidature aux législatives sous les couleurs du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a alimenté les spéculations sur un avenir gouvernemental de premier plan. Des informations relayées début juin font état d’un accord de principe pour qu’il participe aux élections parlementaires, étape indispensable pour prétendre ensuite à la direction du gouvernement.
L’hypothèse d’un « Lekjaa Premier ministre » a également été évoquée dans plusieurs analyses politiques marocaines. Un éditorial publié par Maroc Hebdo estimait récemment que l’idée d’un Fouzi Lekjaa chef du prochain gouvernement gagnait progressivement du terrain dans les cercles politiques et médiatiques du royaume.
Cette dynamique intervient dans un contexte marqué par les interrogations autour de l’avenir politique du chef du gouvernement actuel, Aziz Akhannouch. Plusieurs médias spécialisés ont souligné que la décision annoncée par Akhannouch de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de son parti avait ouvert une période de spéculations sur sa succession et sur l’émergence de nouvelles figures capables de conduire la majorité gouvernementale après les prochaines élections.
Pour ses partisans, Fouzi Lekjaa incarne un profil technocratique capable de conjuguer expérience administrative, gestion des finances publiques et rayonnement international. Ses détracteurs estiment toutefois que sa popularité repose essentiellement sur les succès du football marocain et que son poids politique reste encore à confirmer dans les urnes.
Aucune décision officielle n’a été annoncée concernant une éventuelle candidature à la primature. Néanmoins, la multiplication des appels en faveur de Fouzi Lekjaa témoigne de la place croissante qu’il occupe aujourd’hui dans le paysage politique marocain, à quelques mois d’échéances électorales qui pourraient rebattre les cartes du pouvoir à Rabat.
Écrit par: Meher Kacem