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Express Radio Le programme encours
today01/07/2026
Le Syndicat tunisien des biologistes du secteur privé a annoncé que les laboratoires privés d’analyses médicales traversent une situation financière extrêmement difficile en raison d’une crise persistante provoquée par le non-paiement de leurs créances par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) depuis plus de sept mois. Le syndicat a ainsi décidé de suspendre le système du tiers payant à compter du 13 juillet 2026.
Dans un communiqué adressé à l’opinion publique et publié ce mercredi, le syndicat précise que son assemblée générale extraordinaire, réunie le 30 juin 2026, a décidé de suspendre le système du tiers payant sous toutes ses formes (maladies ordinaires et maladies chroniques) à partir du 13 juillet 2026.
Les laboratoires continueront toutefois à assurer les services d’analyses médicales au profit de tous les assurés sociaux affiliés au régime du médecin de famille, sans exception. Les patients devront désormais régler directement les frais des analyses auprès des laboratoires, avant d’être remboursés ultérieurement par la Caisse nationale d’assurance maladie, conformément aux procédures en vigueur.
Le syndicat souligne que cette décision ne vise pas les patients et ne remet nullement en cause leur droit aux soins. Elle a pour objectif de préserver la continuité des activités des laboratoires et d’assurer la pérennité des services de santé, dans un contexte de grave crise financière qui menace sérieusement la survie de ce secteur essentiel et alourdit les charges financières et opérationnelles des laboratoires.
Le Syndicat tunisien des biologistes du secteur privé appelle les autorités compétentes à intervenir en urgence afin de régler les créances impayées et de mettre en place des solutions durables garantissant la stabilité du système de santé et empêchant la répétition de telles crises à l’avenir.
Enfin, le syndicat a décidé de maintenir son assemblée générale en session permanente afin de suivre l’évolution de la situation et de prendre, si nécessaire, de nouvelles décisions. Il réaffirme également sa disponibilité au dialogue afin d’examiner les moyens de répondre aux revendications du secteur et de trouver des solutions structurelles et pérennes garantissant la continuité du service public de santé tout en préservant les droits de l’ensemble des parties concernées.
Écrit par: Meher Kacem