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Fadhel Kraiem : De nouvelles mesures promouvant la digitalisation

Écrit par sur mai 20, 2021

Le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Mohamed Fadhel Kraiem, a mis l’accent, lors de son intervention dans le programme Expresso, ce jeudi 20 mai 2021, sur la nécessaire coopération, voire la synergie, entre le secteur public et le secteur privé, pour implémenter et renforcer la digitalisation en Tunisie.

Il a indiqué qu’il est indispensable d’aller plus loin dans cette démarche coopérative entre les deux secteurs. La crise sanitaire en était déjà la preuve. Si le rôle de l’Etat est essentiellement législatif, cela ne doit pas occulter l’importance de son rôle dans la mise en place des stratégies de coopération entre les différents acteurs impliqués dans cette voie. A cet égard, le Ministère des TIC, veille sur l’élaboration des cahiers des charges relatifs à la digitalisation de l’administration tunisienne en partenariat avec le secteur privé.
« Le secteur privé est un acteur principal non seulement dans la réalisation et la mise en œuvre desdites stratégies, mais aussi dans leur conception. Nous avons déjà opté pour cette démarche participative dans le cadre de l’élaboration du plan quinquennal 2021-2025 afin de s’ouvrir sur de nouvelles perspectives », a-t-il déclaré.

Dans le même contexte, il a affirmé que la première vague du COVID-19, a dévoilé un potentiel prometteur et impressionnant des startups tunisiennes. Il est vrai que cette vague de digitalisation induite par la crise sanitaire et le mouvement de solidarité, semble un peu circonstanciée et éventuellement précaire. Cela étant,«le potentiel est là et on peut aller plus loin dans l’encouragement et le soutien des entreprises et des startups relevant du secteur de l’IT».

Il a rappelé que la transformation digitale revêt principalement trois aspects. S’agissant du premier aspect, il est purement technologique et ne pose presque pas de problèmes. Le deuxième aspect est lié à l’état d’esprit. En effet, l’incitation des citoyens à recourir à ces moyens innovants n’est pas assez aisée. Le Ministère des TIC, épaulé par la société civile et le secteur privé ont fait appel au recours aux solutions numériques, désormais plus rapides, et surtout plus sécurisées dans le contexte actuel. Un énorme travail d’itération et d’enseignement a été, et sera accompli.
Enfin, l’adaptation des textes juridiques avec le développement technologique est d’une extrême urgence, et constitue l’une des préoccupations majeures du Ministère. Il est à noter que, depuis onze mois, une proposition de révision du système de processus d’achat a été présentée, dans l’espoir qu’un cadre juridique flexible et compatible avec les exigences et les défis du secteur digital, sera adopté  d’ici fin juin.

Mr Fadhel Kraiem, a réaffirmé, l’importance du rôle des jeunes dans l’accélération et l’instauration de cette nouvelle culture digitale. Les jeunes compétences tunisiennes ne nous manquent pas. Et c’est grâce à leurs nouvelles visions, à leur enthousiasme qu’une véritable digitalisation verra le jour prochainement.

Malheureusement, l’archaisme des textes juridique et de la réglementation de change ont récemment été à l’origine de l’arrestation d’un jeune tunisien suite à son utilisation du Bitcoin. Une cryptomonnaie, encore ignorée en Tunisie, freinant l’ouverture de la Tunisie sur d’autres marchés, et entraînant une certaine méfiance de la part des investisseurs aussi bien tunisiens qu’étrangers à l’égard du marché tunisien. Ce qui est regrettable d’après Mr Fadhel Kraiem.

Face à un vide juridique alarmant en ce domaine, ce jeune a été accusé du blanchiment d’argent à cause d’une qualification inappropriée d’un texte juridique déjà existant, et qui n’est pas censé être appliqué dans cette affaire.
‘’ Nous avons fait de notre mieux pour que ce problème soit résolu en urgence, et ceci en collaboration avec le gouverneur de la BCT et les autorités douanières. L’adéquation des réglementations en vigueur avec les nouvelles exigences et les nouvelles données est inéluctable aujourd’hui. Il est temps de repenser, de revoir etd’adapter la réglementation de change tunisienne au référentiel international.’