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Faouzi Abderrahmen : Ennahdha s’est servi de la justice transitionnelle pour régler son compte avec le régime bourguibien

today26 octobre 2021

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Faouzi Abderrahmen, ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, s’est exprimé aujourd’hui, 26 octobre 2021 sur la réconciliation pénale du président de la République, Kais Saied, rappelant que la donne a beaucoup changé depuis 2011, faisant allusion au rapport de la commission du regretté Abdelfateh Omar.

Selon lui, Abdelfateh Omar ne représente pas la justice, Kais Saied non plus, et qu’on ne peut accuser les gens de corruption et évaluer son impact qu’à la suite d’un processus judiciaire et des décisions irrévocables. Dans le même contexte, il a affirmé que l’échec de la justice transitionnelle est à l’origine de l’échec de la transition démocratique en Tunisie.

Lors de sa présence dans l’émission Ecomag, l’ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a indiqué que ce projet de réconciliation pénale demeure ambigue, Pareillement pour la composition et le cadre juridique régissant la commission qui s’en chargera. Il a considéré à cet égard que le projet de réconciliation pénale de Kais Saied n’a rien à voir avec la justice transitionnelle, notant que ce projet ne vise pas la réconciliation nationale et n’obéit pas à la logique de l’Etat. C’est juste un héritage, qui n’a pas encore été dépassé.

Et d’ajouter que le Mouvement Ennahdha s’est servi du dossier de la justice transitionnelle comme un règlement de compte avec le régime bourguibien.C’est ainsi que des dossiers ont été utilisés comme un chantage des juges. Ce qui a abouti à l’échec du processus de la justice transitionnelle. L’ancien ministre de l’emploi a fait savoir que près de 15 mille dossiers sont actuellement soumis à la justice financière.

L’invité d’Ecomag a souligné que le projet du président est populiste par excellence et il est voué à l’échec, notant que la Tunisie a besoin d’un modèle de développement adapté à chaque région de la Tunisie.

Pour sa part, l’expert économique, Ezzedine Saidane, a précisé que les personnes citées dans la liste de la commission Abdelfateh Omar ne sont pas tous des hommes d’affaires, sachant que certains n’ont jamais investi et qu’il n’existe pas une liste de 460 noms mais plutôt de 463 dossiers qui ont été transférés à la justice par ladite commission.

La justice peut statuer sur ces dossiers et rendre ses jugements. Or, seules les décisions accusant la famille du président Ben Ali ont été rendues. Une fois les autres décisions rendues, la réconciliation pénale sera insensée puisqu’elle ne peut être mise en oeuvre que dans le cadre de la justice transitionnelle. Saidane a insisté, dans ce cadre, sur la nécessité d’actualiser la liste de ces dossiers pour éviter les injustices, mettant en garde contre la référence à des dossiers datant de plus de 10 ans. Cela n’empêche, le rapport de la Commission Abdelfateh Omar a été retenu en dehors de la Tunisie.

Et de poursuivre que le dossier de la  réconciliation pénale est très dangereux et doit aboutir à l’ouverture d’une nouvelle page pour construire une nouvelle Tunisie, relancer l’investissement et mettre fin à la diabolisation des hommes d’affaires qui ont jusqu’alors sauver l’économie nationale contre l’effondrement.

Écrit par: Islam Sassi


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