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Ahmed Bedoui : La consultation nationale n’a pas d’existence juridique et son coût est jusqu’à présent inconnu!

todaymars 17, 2022

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Le conseiller juridique de l’organisation I Watch, Ahmed Bedoui, a déclaré aujourd’hui, le 17 mars 2022, que l’organisation a demandé aux autorités de lui fournir des données sur les ressources de l’Etat dépensées pour la promotion de la consultation nationale, ainsi que les coûts de cette opérations.

Selon lui, cette demande est restée, jusqu’à présent, sans réponse.

Invité du plateau de l’émission Hdith Esse3a a fait remarquer que certains ministères se sont mobilisés pour réussir cette consultation. Ce qui confirme que cette consultation coûtera cher pour la Tunisie.

D’ailleurs, aucun texte n’a été publié au JORT indiquant que la consultation nationale est un projet national pour donner une assise juridique aux sommes dépensées à cet effet.

“Juridiquement, cette consultation n’existe pas. Il n’est pas par ailleurs possible de poursuivre ou de connaître ceux qui ont préparé les questions ou ceux qui seront chargés de synthétiser ses résultats”, a-t-il rappelé.

Bedoui s’est interrogé sur les suites de la consultation, mais surtout sur sa légitimité si le nombre des participants ne dépasse pas les 600 tunisiens, et dans quelle mesure ce nombre reflète la position du peuple tunisien.

Et d’ajouter que l’échec de la consultation a été prévisible faute de transparence, d’objectivité, et d’approche participative dans l’élaboration des questions posées.

Le conseiller juridique de l’organisation I Watch a aussi évoqué les problèmes liés à la protection des données personnelles des participants, considérant que certains coordinateurs poussent les citoyens à s’y inscrire et à répondre aux questions de la consultation. D’ailleurs, certains bénévoles et coordinateurs prétendent qu’ils sont des agents de l’Etat.

Et d’ajouter qu’il n’est pas possible de comptabiliser le coût final de la consultation à cause de l’absence de réactivité de la part des autorités, soulignant dans le même contexte, que l’usage des tablettes et des smartphones dans les différentes régions de la Tunisie prouvent que le coût de la consultation dépasse de loin le coût d’une campagne électorale.

La crise de participativité a commencé le 1er janvier 2022, le jour où la consultation nationale électronique a démarré.

Écrit par: Islam Sassi


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