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Mustapha Jouili : Il est inéquitable de suivre une politique fiscale axée sur les impôts indirects

today24 novembre 2021

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Le professeur universitaire de sciences économiques, Mustapha Jouili, a expliqué que la crise économique actuelle résulte des orientations  socio-économiques suivies par la Tunisie à partir des années 60, et n’est pas seulement le résultat des choix opérés par les gouvernements qui se sont succédés depuis 2011.

Pr Jouili a assuré que cette crise économique est, entre autres, parmi les cause de l’instabilité politique, puisque les gouvernements successifs ont opté pour des choix qui ne répondent pas aux attentes des tunisiens, et que tous les crédits reçus par la Tunisie étaient soumis à la condition de changer la loi d’investissement et la loi relative à l’autonomie de la Banque Centrale.

Lors de son passage dans l’émission Expresso, Jouili a regretté que la Tunisie soit entrée dans un cycle d’endettement, sachant que la Tunisie s’endette depuis 2019 pour rembourser ses dettes, puisque 90% du montant des prêts ont été utilisés pour rembourser les dettes extérieures.Il a fait remarquer, dans ce sens, que  si la Tunisie s’incline aux politiques et instructions imposées par les bailleurs de fonds internationaux, elle sera prise en otage par ses institutions financières. Au fait, selon lui, le monde est plus grand que le FMI, l’UE, la Banque mondiale et les agences de notation. D’ailleurs, ces agences de notation dégrade la note souveraine des pays pour les obliger à solliciter le FMI, comme c’était le cas de la Grèce.

Et d’ajouter que la Tunisie ne s’endette pas pour payer les salaires, mais plutôt pour couvrir le déficit commercial, le remboursement des anciennes dettes, et la garantie de transfert des bénéfices des sociétés non résidentes en Tunisie.

Pour sortir de cette crise, il convient de suivre une politique encourageant les produits locaux, tout en réduisant les importations. “Tant que les marchés tunisiens sont encore ouverts sur les produits étrangers et les entreprises tunisiennes ferment leurs portes au quotidien, il n’est pas question de parler d’une relance économique”, a-t-avancé.

 Sur un autre plan, il a affirmé qu’il est inéquitable de suivre une politique fiscale axée sur les  impôts indirects affectant directement le pouvoir d’achat du citoyen, des fonctionnaires et salariés, soulignant qu’il faut rompre avec la politique de relâchement au niveau du contrôle fiscale et de mettre fin à la politique d’amnistie fiscale.

Et de poursuivre qu’il est nécessaire d’imposer un impôt spécial sur les entreprises ayant enregistrés des bénéfices durant la crise sanitaire comme les banques, les grandes surfaces, et les cliniques privées, à titre de contribution dans le développement des ressources de l’Etat, rappelant que la Tunisie a besoin d’un nouveau modèle de développement qui rompt avec le système des réformes structurelle et la soumission aux instructions des institutions financières internationales.

Écrit par: Islam Sassi


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