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Belt and Road Initiative : Hunan, le centre névralgique de la coopération économique décentralisée avec l’Afrique…

today22/05/2026

Arrière-plan

La ceinture et la route, ou « Belt and Road Initiative BRI », cette initiative chinoise qui a été annoncée en 2013, initialement appelée une ceinture une route avant de changer de nom en 2017, est basée sur une stratégie économique qui entend relier la Chine avec l’Europe, L’Afrique et la région Mena

L’objectif a été annoncé par le président Xi Jinping, comme l’a repris le Policy Center For The New South « la Chine doit se hisser au premier rang mondial à l’horizon 2049, année du centenaire de la République populaire de Chine. » Construire des infrastructures, investir dans les énergies renouvelables et les nouvelles technologies dans le monde entier mais plus encore dans les pays en développement pour relier la chine avec les différents continents tel est le programme.

Le continent africain occupe une place centrale dans ce projet de nouvelle route de la soie.

L’Afrique n’est pas une étape parmi tant d’autres dans cet immense projet, l’Afrique est un pilier Sud pour la Chine et son réseau mondial d’échange et d’influence. Un partenariat stratégique s’impose puisque d’une part nous avons un continent qui a un besoin imminent en infrastructures et d’autre part un pays qui dispose des capitaux et savoirs nécessaires pour le faire. Mais il ne faut pas omettre le fait que L’Afrique de l’Est, c’est un peu le point de départ maritime de la Route de la Soie quand elle file vers l’Europe et la Méditerranée.

Les projets de la BRI en Afrique ont pris la forme de vastes infrastructures destinées à ouvrir ces pays sur le monde et à fluidifier le transport des marchandises et des matières premières. C’est ce qui a été convenu d’appeler les corridors d’infrastructure avec des routes, des lignes ferroviaires, des ports en eaux-profondes etc…

Lors de notre visite à la ville de Changsha dans la province de Hunan, cette vision de partenariat stratégique avec le continent africain s’est traduit en projets .

Hunan est la province chinoise comptant le plus grand nombre de villes jumelées avec des villes africaines. Vingt deux est le nombre de ces villes hissant ainsi Hunan au rang de réacteur des relations sino-africaines.

La ville de Changsha offre aux différents investisseurs un pavillons permanant de l’exposition économique et commerciale Sino-Africaine « CAETE ». Un centre qui agit comme une vitrine continue pour les produits africains tout en offrant une plateforme d’affaires en temps réel.

Ce complexe regroupe des pavillons nationaux dédiés aux pays africains, et chaque pavillon fonctionne comme une véritable ambassade commerciale permanente.

Premièrement, il sert de vitrine pour les produits. Les entreprises africaines peuvent y exposer en continu leurs produits phares afin d’attirer les acheteurs chinois : café d’Éthiopie, thé noir du Kenya, vins sud-africains, épices de Zanzibar, cosmétiques, cacao ou encore artisanat d’art.

Ensuite, le site fait office de hub B2B (Business-to-Business). Il dispose de salles de négociation et d’espaces dédiés à la mise en relation, où les importateurs chinois peuvent signer directement des contrats avec les fournisseurs africains, sans avoir à attendre les sessions biennales de l’exposition.

Et enfin, pour maximiser les ventes, le pavillon permanent a intégré des studios de diffusion en direct. Des influenceurs et des commerciaux chinois y font la promotion des produits africains en ligne, créant ainsi un canal de distribution direct vers les consommateurs chinois.

Le Centre de service intégré de la Zone de libre-échange, que l’on appelle aussi souvent le Centre de services économiques et commerciaux intégrés, constitue le véritable pivot administratif et opérationnel du bloc de Gaoqiao, au sein de la Zone pilote expérimentale de libre-échange de la province du Hunan, à Changsha.

Alors que les pavillons permanents de la CAETE jouent avant tout un rôle de vitrine commerciale, ce centre agit comme un véritable outil technique, conçu pour éliminer concrètement les obstacles réglementaires, douaniers et financiers qui entravent encore les échanges entre la Chine et l’Afrique.

L’action de ce centre repose sur quatre piliers fondamentaux.

  • Un guichet unique pour l’accès au marché chinois
  • L’innovation financière et le règlement en yuans (RMB)
  • Le Centre de pépinière et d’incubation d’entreprises
  • Une infrastructure logistique et numérique interconnectée

Ainsi le Centre de service joue un rôle clé dans la coopération décentralisée entre la Chine et l’Afrique. Véritable moteur de cette dynamique, il fait de Changsha la porte d’entrée logistique et financière la plus efficace de Chine pour les produits africains.

 

Manel Gharbi

Écrit par: Meher Kacem



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