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Express Radio Le programme encours
today09/04/2026
L’expert international en énergie, Ezzeddine Khalfallah, a affirmé que les hydrocarbures resteront une composante essentielle du système énergétique à l’horizon 2050, tout en soulignant la nécessité de réduire les émissions de carbone et de limiter la combustion, ainsi que de favoriser leur complémentarité avec les énergies renouvelables et les systèmes hybrides.
Il a expliqué, au micro d’Expresso, ce jeudi 9 avril 2026, que les entreprises opérant dans le secteur du pétrole et du gaz sont appelées à se transformer progressivement en entreprises énergétiques globales, en diversifiant leurs activités et en s’engageant dans la production d’énergies propres, afin de suivre les mutations mondiales du secteur énergétique.
Khalfallah a indiqué que l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP) a entamé, depuis 2017, en partenariat avec Eni, la mise en œuvre de projets d’énergie solaire, notamment une centrale de 10 MW dans le cadre du régime des autorisations, ainsi qu’un projet d’autoproduction de 5 MW dans le champ d’Adam.
Il a considéré que ces initiatives constituent des indicateurs préliminaires de la capacité de l’entreprise à évoluer et à diversifier ses activités.
Il a également évoqué l’organisation d’une table ronde intitulée :« Transition énergétique en Tunisie : quel rôle des hydrocarbures à l’horizon 2050 ? », dans le cadre des journées stratégiques et techniques de l’ETAP, en présence de Wael Chouchane. Cette rencontre a mis l’accent sur l’importance d’attirer des investissements dans le secteur des hydrocarbures parallèlement au développement des énergies renouvelables, afin de réduire le déficit énergétique et d’améliorer le mix énergétique.
L’expert a insisté sur la nécessité de relancer les activités d’exploration et de production, dans un contexte marqué par une forte baisse du nombre de permis, passés de plus de 50 avant 2010 à seulement 12 aujourd’hui, mettant en garde contre les conséquences sur la sécurité énergétique.
Il a également souligné que la STEG s’oriente vers un renforcement des énergies renouvelables, en misant notamment sur les projets d’interconnexion électrique avec l’Italie, afin d’améliorer l’efficacité du réseau national, tout en reportant la création de nouvelles centrales conventionnelles.
Khalfallah a précisé que la transition énergétique ne signifie pas un abandon immédiat des hydrocarbures, ajoutant que le gaz naturel restera un pilier essentiel, complémentaire aux énergies renouvelables et que l’efficacité énergétique, via la rationalisation de la consommation, est indispensable.
Dans le même contexte, il a indiqué que les prix du pétrole ont connu une forte volatilité en raison des tensions au Moyen-Orient, notamment la guerre contre l’Iran (ils ont atteint environ 120 dollars le baril, avant de retomber autour de 95 dollars).
Il a appelé à élaborer des scénarios anticipatifs pour atténuer l’impact de ces fluctuations sur l’économie tunisienne.
Il a estimé que la Tunisie fait face à une fragilité énergétique croissante, liée à l’aggravation du déficit énergétique et la baisse de l’indépendance énergétique.
Il a mis en garde contre les effets de la hausse des prix du pétrole sur la facture énergétique et les finances publiques.
Et d’insister sur la nécessité d’adopter des solutions structurelles, notamment l’accélération de la transition énergétique, le renforcement de l’exploration, ainsi que le renouvellement des réserves nationales de pétrole et de gaz pour réduire la dépendance aux importations.
Écrit par: Meher Kacem
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