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Glissements de terrains : Kaïs Saïed appelle à protéger Sidi Bou Saïd

today29/01/2026

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Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier après-midi, Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles.

Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a insisté sur le rôle de l’Institut national du patrimoine et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine dans la sauvegarde et la protection du patrimoine archéologique, historique et civilisationnel de la Tunisie. Cette insistance intervient à la suite de la visite qu’il a effectuée dans la banlieue de Sidi Bou Saïd, où il a constaté l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies récentes, lesquelles ont provoqué de nombreux glissements de terrains.

Le Président de la République a souligné que de nombreuses constructions érigées sans tenir compte de la nature du site et en violation de son caractère patrimonial distinctif sont à l’origine du déséquilibre naturel qu’a connu la région. Il a recommandé de prendre les mesures nécessaires pour protéger cette ville, visitée chaque année par des dizaines de milliers de touristes, préserver sa spécificité architecturale et culturelle, et accélérer son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Chef de l’État a également donné ses instructions afin de trouver des solutions urgentes, dans le cadre de la loi, pour les personnes affectées par ces glissements de terrain, en attendant l’élaboration d’un nouveau plan d’aménagement urbain en harmonie avec le style architectural traditionnel de la région.

Par ailleurs, le Président de la République a souligné la nécessité pour le ministère et les différentes institutions qui en relèvent, ainsi que pour toutes les parties concernées, de préserver le patrimoine national et de récupérer ce qui a été pillé, d’autant plus que les réseaux de contrebande continuent de se préparer à le spolier. Il a rappelé que les récentes perturbations climatiques ont mis au jour de nombreux vestiges jusque-là inconnus dans plusieurs régions du pays. Cela n’aurait pas été le cas, a-t-il précisé, si des permis de construire n’avaient pas été accordés par le passé — et continuent de l’être aujourd’hui — dans des zones interdites à la construction car classées sites archéologiques, où les vestiges ont été spoliés.

Écrit par: Meher Kacem



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