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Grève du 1er juillet des jeunes médecins : des pourparlers attendus dans les heures à venir

today30/06/2025

Arrière-plan

Le vice-président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Baha Eddine Rabii, a indiqué que le mouvement de protestation des jeunes médecins a commencé il y a trois mois, avec la soumission de revendications matérielles et non matérielles au ministère de la Santé, mais sans réponse sérieuse de la part de ce dernier.

Par conséquent, une décision de boycott du choix des centres de stages a été votée à l’unanimité.

Rabii a précisé, au micro de Midi Express, ce lundi 30 juin 2025, qu’il existe des signes d’ouverture au dialogue attendus dans les heures à venir, avec des contacts en cours dans l’espoir de parvenir à un accord, évitant ainsi des perturbations dans les établissements publics. Il a affirmé la disposition des jeunes médecins à faire des concessions, comme cela a été fait par le passé sur le plan financier, mais sans engagement clair de la part du ministère.

Il a également précisé que les jeunes médecins ne se rendront pas dans les centres de stages à partir du 1er juillet, en cas de non-accord, et ce, suite à la décision prise lors d’une assemblée générale ayant réuni des milliers de jeunes médecins, dont le nombre est estimé entre 6 000 et 7 000.

Il a souligné que la situation des jeunes médecins dure depuis des années, marquée par des conditions financières précaires, de longues heures de travail, et un consensus général sur l’impossibilité de continuer à exercer dans de telles conditions.

Il a également indiqué qu’entre 1 600 et 1 900 jeunes médecins quittent la Tunisie chaque année, et que 18 % d’entre eux consomment des antidépresseurs dans les hôpitaux publics, en raison des conditions de travail éprouvantes et du manque de sécurité dans les établissements hospitaliers.

Rabii a appelé à un changement radical de la situation des jeunes médecins, soulignant que depuis le 12 juin jusqu’à ce matin, le ministère de la Santé n’a entamé aucun dialogue.

Il a insisté sur le fait que ce mouvement vise aussi à défendre le droit du citoyen tunisien à un système de santé de qualité, ajoutant que la poursuite de l’exode massif des jeunes médecins menace gravement la santé publique et risque d’entraîner un désert médical dans les hôpitaux.

Enfin, il a assuré que le fonctionnement des hôpitaux publics se poursuit malgré la mobilisation, et que les jeunes médecins sont prêts à faire des compromis pour éviter une journée noire dans les hôpitaux.

Écrit par: Meher Kacem



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