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today01/06/2026
Le plongeur tunisien Khitam Nasser a affirmé que l’apparition de ce que l’on appelle le « Galion portugais » (Physalia physalis, également connu sous le nom de « Vessie de mer » ou « Homme de guerre portugais ») sur les côtes tunisiennes n’est pas un phénomène nouveau. Selon lui, cet organisme marin apparaît périodiquement en Méditerranée en fonction des vents et des courants marins.
Il a expliqué, au micro d’Achara3 Ettounsi, ce lundi 1er juin 2026, que l’ampleur médiatique donnée à la diffusion des photos de cet organisme est principalement due à la rapidité de circulation des informations sur les réseaux sociaux. Il a précisé l’avoir observé à plusieurs reprises au cours de ses années de pratique de la plongée et que sa présence dans l’environnement marin tunisien est tout à fait naturelle.
Le plongeur a souligné que le Galion portugais diffère biologiquement d’une méduse classique, malgré leur ressemblance extérieure. Il s’agit en réalité d’une colonie d’organismes spécialisés vivant en symbiose, chacun assurant des fonctions complémentaires de nutrition, de défense et de reproduction.
Il a ajouté que son nom provient de sa ressemblance avec les navires de guerre portugais qui sillonnaient les mers aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Une partie de l’organisme flotte à la surface sous la forme d’une vessie gonflée d’air, de couleur bleue à violacée, tandis que de longs tentacules s’étendent sous l’eau et peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.
Selon Khitam Nasser, cet organisme n’a pas la capacité de nager ni de diriger ses déplacements. Son mouvement dépend entièrement des vents et des courants marins, ce qui explique son arrivée occasionnelle sur les côtes tunisiennes depuis des zones plus profondes ou d’autres bassins maritimes.
Il a indiqué que les récentes conditions climatiques et maritimes, notamment les vents soufflant du large vers les côtes, ont favorisé l’échouage de certains de ces organismes sur les plages tunisiennes.
Le plongeur a insisté sur la nécessité de traiter la question de ses piqûres avec sérieux, sans pour autant tomber dans l’exagération. Il a expliqué que les piqûres du Galion portugais peuvent être extrêmement douloureuses et provoquer des brûlures cutanées, des douleurs intenses et des spasmes musculaires, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles ou souffrant d’allergies.
Il a toutefois précisé que les décès directement causés par ses piqûres demeurent très rares et exceptionnels, appelant à ne pas diffuser d’informations inexactes susceptibles de provoquer la panique parmi la population.
Et d’appeler les baigneurs et les usagers des plages à ne pas toucher cet organisme ni à s’en approcher lorsqu’il est observé en mer ou sur le sable. Il a rappelé que ses tentacules peuvent continuer à libérer du venin et à provoquer des piqûres même après sa mort et son échouage sur la plage. Il a également recommandé d’alerter la protection civile ou les autorités compétentes en cas d’observation et de s’en éloigner immédiatement avec prudence.
Écrit par: Meher Kacem
côtes tunisiennes Homme de guerre portugais Physalia physalis