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Majed Khalfallah : l’intelligence artificielle a déjà acquis trois des quatre piliers de la pyramide du savoir humain

today15/12/2023 26

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Dans le cadre de la journée spéciale « Digiday, la transformation digitale à l’aube de l’IA », organisée par Express fm, ce vendredi 15 décembre 2023, Le Mag express s’est penché sur l’application de l’IA dans les entreprises publiques.

Majed Khalfallah, expert en transformation digitale et systèmes d’informations a affirmé que l’intelligence artificielle s’est développée ces dernières années grâce à l’augmentation des paramètres qu’on peut introduire dans l’IA, avec l’augmentation des neurones.

Il a, également, indiqué que l’IA est toujours spécialisée : « il faut attendre quelques années pour qu’elle soit généralisée », attestant que l’IA générative n’est pas encore interconnectée (image, son, etc…) et précisant que la quatrième version du ChatGPT commence à inclure l’image et le son, outre le générateur des codes de programmation.

D’autre part, Majed Khalfallah a fait savoir que l’intelligence artificielle a déjà acquis trois des quatre piliers de la pyramide du savoir humain, à savoir la donnée, l’information et la connaissance. Il lui manque uniquement la sagesse de l’humain, qui comporte l’émotion, l’éthique, la contextualisation, etc… Dans ce cadre, il a précisé que les nouvelles IA peuvent désormais exprimer de l’émotion à partir d’un texte.

Majed Khalfallah a également évoqué l’application de l’intelligence artificielle en Tunisie. L’expert en transformation digitale a fait savoir qu’il existe « des îlots de test et de développement d’IA ici et là », précisant qu’il s’agit d’un bon signe, « même si nous sommes un peu en retard », ajoutant qu’en Tunisie « nous consommons l’IA comme la consomme tout le monde, à part quelques entreprises ». Un bon signe également selon lui. En effet, il explique qu’il faut consommer et copier les expériences des autres pays, avant de pouvoir innover.

Prenant l’exemple de la SONEDE, la seule entreprise publique à disposer d’un système d’informations géographique qui couvre 90% de l’ensemble de son réseau, il a appelé à la nécessité de digitaliser les données et les réseaux avant d’entamer le processus de la transformation digitale.

Dans le même cadre, il a expliqué que la durée de vie d’une conduite d’eau est de 50 ans et que la SONEDE doit remplacer mille kilomètres de conduite chaque année. Sachant qu’elle n’a pas les moyens de le faire, il faut donc, selon lui, trouver rapidement les fuites et anticiper les cassures qui auront lieu : « il y a tellement de paramètres à prendre en compte pour réussir cette anticipation, que seule l’IA peut y parvenir ».

Et d’ajouter : « ceci est valable également pour les câbles de la STEG ou encore les routes, etc… ».

Khalfallah a aussi indiqué que « si on veut bien planifier la consommation et économiser de l’eau, il faut installer des compteurs intelligents chez les abonnées de la SONEDE et au niveau des entrées et sorties des quartiers ». Ceci permettrait de collecter les données toutes les 15 minutes au lieu des trois moi actuellement. Avec un coût d’environ 400 millions de dinars, ces compteurs permettraient de préserver l’équivalent du barrage de sidi Salem, annuellement.

Pour ce faire, il faut trois composantes essentielles, à savoir le système d’informations géographique, l’Internet des objets (IOT), ainsi que l’intelligence artificielle qui va traiter toutes ces informations.

Pour finir, il a mis l’accent sur la nécessité d’avoir une vision claire de la part des dirigeants, mettant en exergue l’absence des jeunes dans les entreprises publiques dans le domaine informatique. « Il faut des ressources pour piloter et maintenir la transformation digitale », a-t-il dit.

 

 

Écrit par: Meher Kacem



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