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Express Radio Le programme encours
Moez Sallami, premier vice-président de l’Union nationale du transport, a confirmé que l’Union organisera une grève générale sur l’ensemble du territoire, touchant cinq secteurs clés du transport non régulier, dont les taxis individuels et collectifs (louages), le transport touristique et le transport rural, et ce le lundi 27 avril 2026.
Il a souligné, au micro d’Expresso, ce vendredi 24 avril 2026, que ce mouvement de protestation n’était pas un choix initial, mais le résultat d’accumulations de promesses non tenues de la part du ministère du Transport.
Il a précisé qu’une séance de négociation tenue le 22 janvier 2026 avait abouti à un accord officiel comprenant plusieurs engagements, notamment la révision du décret n°33 de 2004, l’organisation du travail dans les stations ainsi que la révision des tarifs. Toutefois, selon lui, ces engagements sont restés lettre morte, malgré des délais clairs fixés pour leur mise en œuvre, en particulier à la fin du mois de mars dernier.
Sallami a également dénoncé l’absence de réaction notable du ministère du Transport, malgré une correspondance officielle envoyée depuis le 7 avril courant, appelant à l’ouverture d’un dialogue afin d’éviter une escalade. Il a estimé que la politique d’ignorance et de minimisation, selon ses termes, a accentué les tensions dans le secteur.
Le premier vice-président de l’Union nationale du transport a par ailleurs critiqué les récentes déclarations du ministre du Transport au Parlement, estimant qu’elles comportaient des chiffres inexacts ne reflétant pas la réalité de la situation, et pouvant contribuer à dresser l’opinion publique contre les professionnels.
Il a insisté sur le fait que les chiffres avancés restent des propositions initiales ouvertes à la discussion, niant toute demande officielle d’augmentations excessives comme cela a été relayé. Il a affirmé que l’objectif est de parvenir à une tarification juste et équilibrée, tenant compte de l’augmentation des coûts d’exploitation, notamment la hausse des prix des véhicules, des pièces de rechange et du carburant.
Sallami a également évoqué le décret n°581, relatif à l’octroi des licences, signalant des dysfonctionnements dans son application, notamment l’attribution d’autorisations à des parties n’exerçant pas réellement l’activité. Il a appelé à une révision urgente du cadre juridique afin de garantir la transparence et l’égalité des chances.
Et d’affirmer l’Union nationale du transport ne considère pas la grève comme une fin en soi, mais comme un moyen nécessaire pour défendre les droits des professionnels, tout en appelant à rectifier la situation à la dernière minute par l’ouverture de canaux de dialogue sérieux et responsables, afin d’éviter la paralysie d’un secteur vital qui impacte quotidiennement la vie des citoyens et l’économie nationale.
Écrit par: Meher Kacem
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