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Riadh Bezzarga : créer des partenariats directs avec les producteurs africains pour réduire les coûts et renforcer les échanges

today24/06/2025

Arrière-plan

Riadh Bezzarga, directeur du département des études et de l’approche des marchés au Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), a fait savoir que les exportations tunisiennes en 2024 ont été estimées à 62 milliards de dinars, alors que celles vers les marchés africains n’ont atteint que 0,25 milliard de dinars (biens uniquement), soit environ 4%.

Lors de son intervention dans l’émission Expresso, en marge de la 1ère édition des Journées du Partenariat d’Affaires Africain (Africa Business Partnership DAYS), organisée à la Maison de l’Exportateur et se poursuivant jusqu’au 25 juin, il a indiqué que cinq marchés principaux (le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Cameroun et le Gabon) concentrent à eux seuls environ 50% des exportations tunisiennes vers l’Afrique.

Il a précisé que l’État tunisien œuvre à diversifier ses marchés d’exportation, sachant que 70 % des exportations tunisiennes sont actuellement destinées à l’Union européenne, ce qui constitue un risque en cas de crises en Europe. Ainsi, des efforts ont été entrepris pour réorienter les exportations vers l’Amérique, l’Afrique et l’Asie.

Une stratégie spécifique a été mise en place pour l’Afrique subsaharienne, incluant, en plus des biens, des services dans le secteur de la santé, les universités privées, les services bancaires et les nouvelles technologies.

Il a ajouté que plus de 80% des exportations tunisiennes proviennent d’entreprises totalement exportatrices, ce qui signifie que la part réelle des exportations vers l’Afrique dépasse les 4%, surtout que cette part était d’environ 1% il y a 20 ans.

Bezzarga a aussi évoqué les accords ZLECAF et COMESA, soulignant les avantages qu’ils offrent. Le CEPEX a mené plusieurs actions en vue de développer les exportations vers les marchés africains.

Le CEPEX dispose de 15 bureaux à l’étranger, dont 9 en Afrique et 6 en Afrique subsaharienne. D’importantes opérations sont en cours dans le cadre de la ZLECAF avec un travail sur la diversification des partenariats africains. Il a toutefois noté un manque d’ouverture vers les pays anglophones d’Afrique, contrairement aux pays francophones vers lesquels la Tunisie s’oriente davantage.

Il a insisté sur le fait que l’un des objectifs de l’événement est de créer des partenariats dans des secteurs précis, soulignant également qu’actuellement les matières premières africaines sont souvent achetées ailleurs, à un coût plus élevé, alors qu’elles sont produites en Afrique. L’objectif est donc de créer des partenariats directs avec les producteurs africains pour réduire les coûts et renforcer les échanges.

L’un des objectifs principaux de ces journées est de favoriser les rencontres entre entreprises tunisiennes et africaines. Il a souligné que l’élargissement des exportations tunisiennes dans la zone ZLECAF pourrait augmenter les exportations tunisiennes de 70 % à moyen terme, portant la part de l’Afrique à 6 % des exportations totales.

Enfin, il a rappelé le potentiel immense de l’Afrique en termes de ressources et d’énergies.

Écrit par: Meher Kacem



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