play_arrow
Express Radio Le programme encours
today20/05/2026
Taher Ben Mansour, membre de la commission de l’Agriculture à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a affirmé que le dossier relatif à l’exploitation et à la protection des terres agricoles domaniales récupérées a été au centre d’une réunion tenue lundi dernier sous la supervision du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, avec la participation des directeurs régionaux de Béja, Jendouba, Siliana et le Kef.
Ben Mansour a expliqué, au micro d’Expresso, ce mercredi 20 mai 2026, que l’État ne dispose toujours pas d’un inventaire précis et actualisé de son patrimoine foncier, malgré la récupération d’environ 100 000 hectares de terres domaniales. Il a indiqué que plusieurs projets restent bloqués en raison de problèmes fonciers et juridiques liés à ces terrains.
Il a ajouté que les biens de l’État sont estimés à environ 60 000 propriétés, comprenant des terres agricoles, des terrains non bâtis et des bâtiments. Toutefois, les opérations d’inventaire n’ont concerné jusqu’à présent qu’environ 10 200 biens seulement. Selon lui, le patrimoine foncier de l’État pourrait constituer un véritable levier de développement économique.
Taher Ben Mansour a également indiqué qu’environ 360 000 hectares de terres avaient été cédés durant les périodes précédentes dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « partage partisan » sous les présidences des anciens chefs d’État Zine el-Abidine Ben Ali et Habib Bourguiba. Il a affirmé que ces terres étaient devenues des propriétés liées au régime en place à l’époque.
Il a précisé que l’État possède actuellement près de 500 000 hectares et qu’entre 1981 et 1995, environ 143 000 hectares avaient été cédés à des proches de l’ancien régime.
Le député a également souligné que la Tunisie importe aujourd’hui plusieurs produits agricoles essentiels, notamment les aliments pour bétail, le blé tendre et même certains légumes. Il a estimé que cette réunion s’inscrit dans une démarche visant à accélérer la réaffectation des terres domaniales récupérées et à libérer le foncier au profit des projets publics.
Et d’insister sur la nécessité pour l’État de revoir sa législation foncière afin de garantir une meilleure exploitation des terres domaniales et de soutenir le développement ainsi que l’investissement dans le secteur agricole.
Écrit par: Meher Kacem
patrimoine foncier terres agricoles domaniales