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Express Radio Le programme encours
today29/05/2025
Marco Stella, chef de section développement économique à la délégation de l’Union européenne en Tunisie, Jean-Luc Revéreault, représentant de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Tunisie et Mohamed Koubâa, directeur Général de l’UBCI sont revenus, au micro d’Expresso, ce jeudi 29 mai, sur le programme Trade and Competitiveness, destiné aux PME tunisiennes.
Marco Stella, chef de section développement économique à la délégation de l’Union européenne en Tunisie a indiqué que l’UE est un partenaire politique, technique et financier de la Tunisie. Nous travaillons avec plusieurs acteurs tunisiens (le gouvernement, les institutions de l’Etat, la société civile et le secteur privé).
Pour ce qui est du secteur privé, il s’agit notamment de l’industrie (modernisation industrielle), des startups et des sociétés innovantes et des PME.
Les PME représentent 90% du tissu entrepreneurial tunisien et emploient des dizaines de milliers de Tunisiens et qui ont un énorme potentiel inexploité. Donc, à travers ces programmes et ces projets, nous essayons d’élever l’échelle au niveau local et international des PME tunisiennes afin de valoriser leurs valeurs ajoutées.
L’appui au PME n’est pas nouveau, mais la nouveauté réside dans ce partenariat avec une banque tunisienne (UBCI), via la BEI. Nous ciblons les femmes et les jeunes chefs d’entreprises, qui ont plus de difficulté à accéder aux financements, ainsi que certaines régions qui, pour des raisons historiques, n’ont pas la possibilité de valoriser leurs valeurs ajoutées. Nous essayons de renforcer toute la chaîne de valeur qui est très associée au marché européen. Il s’agit d’un intérêt partagé entre l’UE et la Tunisie
De son côté, représentant de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Tunisie, a indiqué que la BEI c’est le bras financier de l’Union européenne. Quand nous mettons en œuvre un programme européen dans un pays, la BEI est l’outil qui va permettre de financer ce programme.
En ce qui concerne les PME, il y a plusieurs mesures que nous pouvons prendre, mais essentiellement l’accès au financement, qui l’une des principales difficultés rencontrées par les PME, ainsi que les mesures d’accompagnement pour permettre une meilleure intégration dans les chaînes de valeur et donc l’exportation, et améliorer l’infrastructure du pays, on y travaille séparément avec le secteur public pour améliorer la connectivité, le transport, l’énergie, etc…
L’initiative qui nous intéresse aujourd’hui va permettre à un partenaire bancaire, en l’occurrence l’UBCI, d’accroître son soutien aux PME du pays.
Il y a plusieurs instruments en réalité. Il y a une ligne de crédit de 170 millions d’euros signée l’année dernière et intermédiée par la BCT et qui est mise à la disposition de l’ensemble du système bancaire, en vue de financier les PME tunisiennes. Il s’agit d’un financement multisecteur. On s’adresse à tous les secteurs de l’économie tunisienne, sans exclusion particulière.
Le deuxième instrument est une ligne de garantie, mise en place grâce à un financement de 8 millions d’euros de l’Union européenne, pour aider deux banques, dont l’UBCI, qui ont une ambition plus poussée en matière de soutien à l’entrepreneuriat à prendre plus de risque sur des PME qui étaient un peu marginalisées et exclues du financement classique.
Cette ligne est destinée à trois secteurs exportateurs et bien intégrés dans la chaîne de valeur européenne, qui sont l’agriculture, le textile et l’automobile.
Quant à Mohamed Koubâa, directeur Général de l’UBCI, il a salué d’abord le retour des bailleurs de fond en Tunisie, après une sorte de fin de programmes depuis 2021.
Pour ce qui est du programme, c’est un montage financier inédit, puisque nous passons par la Banque centrale de Tunisie, ce qui donne un avantage majeur puisque nous ne sommes plus obligés de passer par un mécanisme de couverture qui est aujourd’hui agonisant et qui constituait un handicap à notre capacité de réceptionner toutes les aides. Cependant, cela pose un inconvénient puisqu’on passe par la dette de l’Etat.
Le rôle de l’UBCI c’est d’être capable de transformer cette aide en réalisation réelle sur le terrain.
Aujourd’hui, nous avons l’impression que le seul problème rencontré par les PME réside en l’accès aux financements, alors qu’elles ont également besoin d’accompagnement sur plusieurs aspects (Les NPL (Non-Performing Loans) dans les PLE tunisiennes est de 26% montrent qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond).
Écrit par: Meher Kacem