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Zied Dabbar : le SNJT est étonné de l’absence du secteur des médias et de la presse dans le projet du plan de développement

today02/07/2026

Arrière-plan

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a affirmé, ce jeudi 2 juillet 2026, que les projets de développement ne se résument pas à des slogans ou à des indicateurs économiques, mais reposent avant tout sur un système intégré fondé sur la redevabilité, la transparence, la participation citoyenne et la bonne gouvernance.

Il a indiqué, au micro de Midi Express, que le syndicat s’était étonné de l’absence du secteur des médias et de la presse dans le projet de plan de développement. Selon lui, l’État ne dispose pas, ou ne souhaite pas adopter, une politique publique claire en matière d’information et de médias.

Il a souligné que l’intégration des médias dans la vision du développement ne constitue pas seulement une revendication professionnelle ou sectorielle, mais une nécessité nationale dans le contexte des mutations géopolitiques actuelles, marquées par la prolifération de la désinformation et l’activité de pages opérant depuis l’étranger pour diffuser de fausses informations et attiser les tensions. Il a estimé qu’il ne peut y avoir de véritable projet de développement sans des médias libres, indépendants et capables d’assumer pleinement leur rôle de contrôle et de sensibilisation.

Dabbar a rappelé que l’expérience de nombreux pays démontre qu’un paysage médiatique fort et indépendant ne représente pas une charge pour l’État, mais constitue au contraire un facteur de réussite des politiques publiques. Il contribue à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, à limiter la propagation des rumeurs, à détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent et à garantir le droit d’accès à l’information, favorisant ainsi une meilleure mise en œuvre des programmes publics et une évaluation plus efficace de leurs résultats.

Il a ajouté que le monde est aujourd’hui confronté à ce qu’il a qualifié de « désordre informationnel », ce qui impose la mise en place de mesures visant à protéger les citoyens contre les fausses informations et la désinformation. Il a appelé les membres de l’Assemblée des représentants du peuple à profiter de l’examen du projet de plan de développement pour l’enrichir d’une vision nationale faisant des médias et de la presse un pilier essentiel du développement.

Et d’affirmer que le secteur des médias et de la presse est en mesure de contribuer au développement, à l’ancrage des principes de bonne gouvernance et au renforcement de la confiance entre l’État et la société. Il a toutefois regretté que les autorités donnent souvent l’impression de considérer ce secteur comme inexistant, citant notamment son exclusion de plusieurs échéances majeures, dont les discussions autour de la loi de finances.

Écrit par: Meher Kacem



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