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todaynovembre 12, 2022

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Chiffre du jour : Le secteur des phosphates contribue à hauteur de 1,7% du PIB, de 3,3% des exportations totales actuellement en Tunisie alors qu’en 2010, le secteur des phosphates participait à hauteur de 3,3 % du PIB, soit 9 % des exportations tunisiennes.
Les cours du phosphate sont à 320 dollars la tonne, marquant une envolée de près de 120% sur un an. Le cours du DAP, dérivé du phosphate est à 750 dollars la tonne, soit une augmentation d’environ 45% sur un an.
Le renchérissement des produits phosphatés en 2022 s’explique particulièrement par la hausse de la demande notamment de l’Inde et de l’Amérique latine et par le coût élevés des intrants tels que l’énergie, le transport et des récoltes agricoles ainsi que les restrictions sur les exportations chinoises et russes, deux grands fournisseurs.
Peut être une image de plein air
Ce secteur, historiquement l’un des plus importants de l’économie tunisienne, connaît un déclin depuis 2011, notamment en raison de nombreux troubles sociaux ; la paralysie des sites d’extraction se traduisant par des interruptions dans l’approvisionnement des sites de transformation, des recrutements pléthoriques et une bureaucratie empêchant une agilité au niveau de la maintenance et l’adaptation à la nouvelle donne qui fait perdre à la Tunisie l’équivalent du montant négocié avec le FMI, soit près de 2 milliards de dollars.
La Tunisie est passée du 5ème au 12ème rang mondial en matière d’extraction de phosphate. Par ailleurs, alors qu’en 2010, la Tunisie produisait 8 millions de tonnes (Mt), sa production est tombée à 3,8 Mt au cours de l’année 2021.
Cependant, cette inflexion tend à se résorber puisque la production de phosphate a connu une bonne croissance en 2022 de l’ordre de 50%. La production en phosphate commercial depuis le début de l’année et jusqu’au mois de septembre dernier, s’est élevée à 2 millions 800 mille tonnes, mais demeure à 38% en deçà des objectifs fixés.
La quasi-totalité de la production provient des sites de Metlaoui et Mdhilla, au vu de l’interruption de la production dans les sites de Redeyef et Om Larayes pour cause des revendications sociales et des mouvements de protestation qui se poursuivent depuis 2020.
Malgré les externalités négatives sur la santé des habitants du bassin miniers de Gafsa et le port de Gabès et sur l’environnement de cette région, des nuisances qu’on connaît et qu’on dénonce au niveau de la manière de produire du phosphate et de ses dérivés en Tunisie, ce secteur reste sur le très court terme une soupape importante pour l’équilibre des finances publiques en Tunisie compte tenu de la conjoncture des cours a l’international et qui va durer au moins pendant 2 ans ainsi que les besoins de notre agriculture en DAP et TSP, en attendant de produire mieux et en plus responsable sur le plan social et écologique notamment dans un futur proche moyennant des investissements supplémentaires évidemment.
Walakom sadid annadhar.

hassen zargouni

Écrit par: Rim Hasnaoui


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