Les 300 millions de dollars accordés par la BM ne résoudront pas le problème de pauvreté des familles concernées

Écrit par sur mars 18, 2021

La Banque mondiale a alloué 300 millions de dollars pour soutenir les efforts de lutte contre la pauvreté en Tunisie au profit d’un million de familles, selon la communication de la Présidence de la République. Saghaier Salhi, ingénieur et intéressé par les questions de développement, a déclaré aujourd’hui, 18 mars 2021, au micro de radio Express FM: “Il y a une ambiguïté dans la façon dont ces fonds seront distribués, et le mot allocation signifie que l’approbation n’a pas encore été faite”.

Il s’est interrogé à ce propos quant à la capacité de l’administration de disposer des subventions de manière convaincante. Saghaier Salhi a indiqué qu’un million de familles recevront chacune mille dinars, mais cela ne résoudra pas pour autant leurs problèmes, ni même le lancement de petits projets. En effet, les facteurs de pauvreté ne sont pas seulement le manque de capitaux, mais bien plus. En outre, selon Sghaier Salhi, il ne faut pas être optimiste sur le sort de ces fonds.

L’invité d’Ecomag a expliqué que l’État résiste à certaines politiques, il opère donc de manière à faire avorter certains projets de coopération financés par la Banque mondiale. A titre d’exemple, il a cité celui d’un projet de développement approuvé par la Banque Mondiale pour une enveloppe de 100 millions de dollars dans les zones forestières. Toutefois, ce montant a été abandonné en 2020, parce que la Tunisie ne l’a pas utilisé. Et de souligner: “Sur le site de la Banque mondiale, seulement 10% des fonds alloués à ce projet ont été utilisés, et en avril 2024, si ce taux n’atteint pas les 100%, le projet sera annulé.”

Saghaier Salhi a également évoqué les conditions tout à fait acceptables qui sont imposées par la Banque mondiale, y compris l’identification précise des bénéficiaires et la révision de la législation qui permet la réalisation du projet, en plus de revoir la chaîne des valeurs et le caractère inclusif de la croissance économique. “L’État a une sensibilité historique en ce qui concerne les projets de développement, et il existe 165 études qui traitent de la question de l’aide directe”, a déclaré Saghaier Salihi.

Nadya Bchir


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