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Hechmi Melliani appelle à relancer le mécanisme de location-vente, avec un taux d’intérêt sur les prêts entre 3 et 5%

today27/05/2025

Arrière-plan

Le trésorier de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, Hechmi Melliani, a indiqué que de nombreux Tunisiens vivent dans des logements inappropriés, ajoutant qu’en posséder un est un droit garanti par la Constitution.

Il a souligné, au micro d’Expreso, ce mardi 27 mai 2025n, que ce rêve est devenu impossible à réaliser, car les prix des matériaux de construction sont déterminés au niveau mondial et ne dépendent pas de la Chambre.

Il a précisé qu’une étude réalisée à ce sujet a abordé plusieurs points, notamment les étapes nécessaires pour accéder à la propriété, expliquant que le problème ne réside pas dans le prix élevé du logement mais plutôt dans l’accès au crédit bancaire, car les Tunisiens ne sont pas en mesure de verser un apport initial.

Echec du programme « Premier logement »

Concernant le programme du « premier logement », Melliani a estimé qu’il a échoué, ce qui était prévisible dès le départ. Il a rappelé que l’État prend en charge les 20 % initiaux du prix, puis le citoyen obtient un prêt bancaire couvrant les 80 % restants pour acquérir un logement standard, ce qui entraîne un remboursement mensuel d’environ 2400 dinars.

Il a précisé que 200 millions de dinars avaient été alloués à ce programme depuis 2017, mais seulement 70 millions ont été effectivement dépensés jusqu’au 31 décembre 2024, ce qui révèle un dysfonctionnement.

Il a appelé à relancer le mécanisme de location-vente en Tunisie, avec un taux d’intérêt sur les prêts compris entre 3 et 5 %, alors que le taux directeur actuel est de 8 %. Il a indiqué que le Fonds de promotion du logement en faveur des salariés (FOPROLOS) est utilisé pour le logement social, ce qui limite l’accès à des logements ne dépassant pas 180 000 dinars.

Melliani a expliqué que seuls 40 millions de dinars ont été effectivement mobilisés à partir du fonds, alors que son enveloppe globale est estimée entre 250 et 300 millions de dinars, appelant à abandonner le plafond des 180 000 dinars.

Il a enfin rappelé que la location-vente a déjà été utilisée dans les années 1970 et 1980, soulignant qu’environ 50 000 familles pourraient en bénéficier annuellement à l’heure actuelle pour des logements d’une valeur comprise entre 250 000 et 320 000 dinars.

Écrit par: Meher Kacem



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