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La FTAPME propose de faire travailler les détenus au service de la collectivité

today21/07/2026

Arrière-plan

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a indiqué qu’elle suit avec une attention particulière la situation des établissements pénitentiaires en Tunisie, marquée par une surpopulation carcérale croissante, alors même que l’État, les collectivités locales et de nombreux services publics font face à une pénurie de main-d’œuvre et à une hausse du coût des prestations.

Dans un communiqué adressé au président de la République et à la ministre de la Justice, la FTAPME a appelé, partant du principe que la peine doit être un moyen de réinsertion et de réhabilitation, et non une simple privation de liberté, à l’engagement d’une réforme nationale globale du système pénal, visant à concilier justice, protection de la société et transformation de la sanction en une opportunité de production, de qualification et de réinsertion.

À cet effet, la Fédération a proposé de :

  • Remplacer les courtes peines d’emprisonnement par des peines alternatives consistant en des travaux d’intérêt général, exécutés sous le contrôle de l’autorité judiciaire.
  • Permettre aux personnes condamnées à de longues peines, lorsque leur situation juridique et leur état de santé le permettent, de participer à des travaux d’intérêt général tels que le reboisement, l’entretien des établissements publics, le nettoyage des villes, la protection des forêts, les projets agricoles et les travaux d’infrastructure, en contrepartie d’une indemnité symbolique encadrée par la loi.
  • Affecter une partie des revenus générés par ces activités à l’indemnisation des victimes, à la prise en charge d’une partie des coûts liés à l’incarcération ainsi qu’au soutien des familles des détenus, lorsque cela est justifié.

La FTAPME a estimé qu’il n’est pas équitable que le contribuable supporte à lui seul l’intégralité du coût de détention d’un prisonnier apte au travail, alors que celui-ci pourrait, dans un cadre juridique et humaniste garantissant le respect de sa dignité et de ses droits fondamentaux, contribuer par son travail au service de la collectivité tout en acquérant des compétences favorisant sa réinsertion à l’issue de sa peine.

Et d’affirmer que la Tunisie a aujourd’hui besoin d’une justice capable d’assurer à la fois la sanction et la réhabilitation, de peines qui construisent plutôt qu’elles ne détruisent, qui permettent à la société de récupérer une partie de ce qu’elle a perdu du fait de la criminalité, tout en réduisant la charge financière supportée par l’État et en contribuant à désengorger les établissements pénitentiaires.

La Fédération a également appelé le président de la République et la ministre de la Justice à ouvrir un dialogue national sur la réforme du système des peines, dans le respect de la Constitution, de la dignité humaine et de l’intérêt supérieur de la nation.

Écrit par: Meher Kacem



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