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La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, a rappelé que le mardi 30 juin 2026 constitue le dernier délai pour déposer la déclaration relative à l’impôt sur la fortune pour les personnes concernées par cette nouvelle taxe instituée par l’article 88 de la loi de finances 2026.
À cette occasion, le ministère des Finances, à travers la Direction générale des études et de la législation fiscale, a publié la circulaire générale n°13 de 2026 afin d’expliquer les modalités d’application de cette disposition.
Cette nouvelle mesure remplace officiellement les dispositions de l’article 23 de la loi de finances 2023 relatives à l’impôt sur la fortune immobilière. Désormais, l’assiette fiscale est élargie à l’ensemble du patrimoine et prend la forme d’un impôt sur la fortune.
La circulaire détaille les nouvelles règles d’application de cet impôt, tandis que le calendrier fiscal publié par la Direction générale des impôts confirme que le 30 juin 2026 est la date limite de déclaration et de paiement.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la modernisation du système fiscal et de l’élargissement de l’assiette de l’impôt. Entré en vigueur au début de l’année 2026, le nouvel impôt est prévu par la loi n°17 de 2025 portant loi de finances pour 2026.
L’impôt sur la fortune s’applique aux personnes physiques dont la valeur nette totale du patrimoine atteint ou dépasse 3 millions de dinars, évaluée à sa valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition.
Le législateur a instauré un barème progressif :
Les contribuables doivent également intégrer dans leur déclaration les biens appartenant à leurs enfants mineurs à charge. En revanche, les enfants majeurs doivent déposer une déclaration distincte pour leur propre patrimoine.
En cas d’indivision ou de copropriété, chaque propriétaire est tenu de déclarer précisément la part qui lui revient.
Contrairement à l’ancien dispositif limité aux biens immobiliers, le nouvel impôt couvre désormais l’ensemble des actifs, qu’ils soient matériels ou financiers.
Les biens immobiliers concernés comprennent notamment :
La valeur des biens est déterminée sur la base de la déclaration du contribuable ou, le cas échéant, d’une réévaluation effectuée par l’administration fiscale selon les procédures légales.
L’impôt porte également sur les biens mobiliers, notamment :
Les valeurs mobilières cotées en Bourse sont évaluées selon leur cours de clôture au 31 décembre de l’année précédant celle de l’imposition.
La loi de finances 2026 prévoit plusieurs exonérations importantes.
Sont notamment exclus de l’assiette de l’impôt :
Sont également exonérés :
Patrimoine situé à l’étranger et modalités déclaratives
Pour les résidents en Tunisie, l’impôt s’applique à l’ensemble du patrimoine, qu’il soit situé en Tunisie ou à l’étranger.
Pour les non-résidents, seuls les biens immobiliers et mobiliers situés sur le territoire tunisien sont soumis à l’impôt.
La déclaration annuelle et le paiement de l’impôt doivent être effectués au plus tard le 30 juin de chaque année auprès de la recette des finances territorialement compétente, selon le lieu de résidence principale ou d’activité du contribuable.
Le ministère des Finances précise enfin que ces formalités peuvent également être accomplies via les plateformes électroniques sécurisées mises à disposition des contribuables.
Écrit par: Meher Kacem